Julian Alaphilippe en or, Marc Hirschi en bronze !

ATS

27.9.2020 - 16:37

Intenable Marc Hirschi. Le Bernois a enlevé la médaille de bronze du Championnat du monde à Imola. Le titre est revenu à Julian Alaphilippe, auteur d'un démarrage décisif à 12 km de la ligne.

Marc Hirschi a réalisé un nouvel exploit dans sa jeune carrière. Le Bernois de 22 ans a pris la troisième place du Championnat du monde à Imola. Il a été convié à monter sur un podium royal avec le nouveau champion du monde français Julian Alaphilippe et le Belge Wout van Aert.

Le tracé de 258 km (9 tours de 28 km) dans la province de l'Emilie-Romagne était l'un des plus durs proposés ces dernières années. Il a couronné trois coureurs qui font partie des meilleurs du monde sur les courses d'un jour. Il n'y a donc pas eu tromperie sur la marchandise.

Les équipes des favoris avaient totalement bouclé la course, si bien qu'il n'y a eu aucun coup fourré avant l'avant-dernier tour. Tadej Pogacar, le récent vainqueur du Tour de France, a alors secoué le peloton. Mais le Slovène travaillait d'abord pour son compatriote Primoz Roglic.

Les Suisses en vue

Une fois Pogacar repris, Marc Hirschi a déclenché les hostilités au pied de la dernière difficulté de la journée, la montée de Gallisterna. Il a profité du bon travail des autres Suisses qu'on a beaucoup vus aux avant-postes du peloton, comme Silvan Dillier ou Michael Schär.

Les meilleurs se sont alors collés à la roue du Bernois, qui n'a pas pu faire la différence. A 300 m du sommet, Alaphilippe a placé une contre-attaque qui lui a permis de s'extraire du groupe à 12 km de l'arrivée. Personne n'a pu suivre le Français de la Deceuninck, malgré le forcing du Polonais Michal Kwiatkowski.

L'Auvergnat a réussi à tenir alors que ses cinq poursuivants (Van Aert, Hirschi, Kwiatkovski, Roglic et Jakob Fuglsang) ne s'entendaient pour établir une poursuite efficace. Alaphilippe soulageait ainsi une France qui attendait un titre mondial depuis 1997 et le sacre de Laurent Brochard à San Sebastian.

Vainqueur de la deuxième étape du récent Tour de France, le 30 août à Nice, Julian Alaphilippe a enlevé son deuxième succès de la saison. C'est le couronnement d'une carrière pour un coureur qui avait enflammé le public français l'an passé lorsqu'il avait porté le maillot jaune durant 14 jours.

«C'était le rêve de ma carrière», a lâché, très ému, le nouveau champion du monde dans sa première réaction. «J'ai été si près tellement de fois mais je n'avais même jamais été sur le podium. Je suis arrivé ici avec beaucoup d'ambitions. C'est un jour de rêve pour moi».

Hyper-sensible, le quintuple vainqueur d'étape sur le Tour de France a tenu à remercier son entourage: «le sélectionneur Thomas Voeckler pour avoir cru en moi, ma famille, mes proches, mon cousin Franck (également son entraîneur), Marion (Rousse, sa compagne).» Avant de fondre en larmes: «C'est le rêve de ma carrière.»

Hirschi toujours plus haut

Deux ans après son titre mondial décroché chez les espoirs M23, Marc Hirschi a donc réalisé un nouvel exploit. Il est le premier Suisse médaillé en élite depuis Markus Zberg en 1999. Pour l'or, il faudra encore attendre pour succéder à Oscar Camenzind, titré en 1998.

Pour la médaille d'argent, Hirschi n'a rien pu faire face à van Aert lorsque le monumental Belge s'est dressé sur les pédales. Le Bernois est parvenu, lui, à contenir le retour du Polonais Kwiatkowski pour le devancer de quelques centimètres.

«Nous n'avons pas fait d'erreurs, relevait le médaillé de bronze au micro d'Eurosport. Alaphilippe a mérité son titre, il n'y a rien à dire.» Le coureur de l'équipe Sunweb y a cru jusqu'à l'entrée sur l'Autodrome. «Là, j'ai compris que nous ne reviendrions pas.»

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