Super Rugby

"Un choix difficile" - Révolution explosive en vue 

ATS

17.7.2020

La Fédération néo-zélandaise a présenté vendredi un projet explosif de réforme du Super Rugby dans le contexte de la pandémie de Covid-19. Les équipes sud-africaines en sont notamment exclues.

Le Super Rugby ne devrait être accessible plus qu'aux équipes d'Océanie à l'avenir.
Keystone

New Zealand Rugby (NZR) propose un championnat des clubs de l'hémisphère Sud qui rassemblerait les cinq franchises de Nouvelle-Zélande, une du Pacifique, et deux à quatre équipes australiennes. «Nous souhaitons des équipes qui soient compétitives et que les supporters aient envie de voir s'affronter chaque semaine», a déclaré son directeur général Mark Robinson.

L'Afrique du Sud, co-fondatrice du championnat en 1996, verrait ses quatre franchises exclues, au même titre que les Jaguares argentins et les Sunwolves japonais, qui l'ont rejoint plus tard. Mark Robinson a imputé à la pandémie ce choix «extrêmement difficile», le coronavirus ayant forcé l'arrêt du sport, et donc du rugby, en Afrique du Sud et en Argentine.

«Nous avons énormément de compassion pour ce que vit le rugby en Argentine et en Afrique du Sud, pour leur incapacité à jouer et l'incertitude que cela génère», a-t-il dit. La situation sanitaire a forcé en mars l'arrêt de la saison de Super Rugby, un championnat d'autant plus difficile à reprendre qu'il est à cheval sur plusieurs pays. La Nouvelle-Zélande et l'Australie ont depuis lancé chacune leur version nationale de la compétition.

Dans un court communiqué, la fédération australienne a accusé réception de la proposition néo-zélandaise, réclamant de conserver ses quatre équipes dans un contexte tendu entre les deux institutions. Mark Robinson n'a pas su dire si la compétition serait supervisée par la Sanzaar, l'instance qui organisait jusque-là le Super Rugby, ni donner davantage de détails sur la franchise du Pacifique qui intégrerait la compétition.

Créé il y a 25 ans, le Super Rugby n'a cessé de changer de formule et de dimensions, ce qui lui a attiré des critiques dans le monde du ballon ovale. Dans sa dernière édition avant la pandémie, la compétition opposait 15 franchises de cinq pays sur quatre continents, un format vu comme coûteux à organiser, fatigant pour les joueurs et difficile à suivre pour le public.

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