Bryan Balsiger : "Participer aux Jeux, c'est le rêve d'une carrière"

gma, ats

5.8.2021 - 16:00

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5.8.2021 - 16:00

Bryan Balsiger vivra son baptême du feu sur la scène intercontinentale vendredi, à l'occasion des qualifications de l'épreuve de saut d'obstacles par équipe des JO de Tokyo. Il sera associé à Steve Guerdat et à Martin Fuchs, «mes idoles», lâche-t-il.

Bryan Balsiger vivra son baptême du feu sur la scène intercontinentale vendredi à Tokyo.
Keystone

Le Neuchâtelois de 24 ans a été préféré au très expérimenté Beat Mändli (51 ans), lequel a pu en revanche prendre part au concours individuel. «Je ferais au mieux pour qu'on compose une belle équipe», avait-il lâché avant de connaître la décision du chef d'équipe Michel Sorg.

Révélé au grand public en octobre 2019 grâce à sa victoire en Coupe du monde à Oslo, Bryan Balsiger a la totale confiance de Michel Sorg, qui le considère comme un surdoué. Il est certainement mûr pour signer un premier grand exploit, lui qui visait initialement les JO de Paris en 2024.

«Le rêve d'une carrière»

«J'ai commencé à envisager une participation aux Jeux de Tokyo il y a deux ou trois ans. Mais ce n'est qu'au début de cette année que j'ai commencé à en faire mon objectif principal», explique le champion d'Europe junior 2019, qui tient à remercier les propriétaires de ses chevaux et ses sponsors.

«Participer aux Jeux, c'est le rêve d'une carrière», lâche-t-il. Et ce rêve, il le savoure pleinement: «J'ai les yeux émerveillés dans le Village olympique. On fait de superbes rencontres avec des athlètes de différents sports et de différents horizons. C'est cela, la beauté des Jeux.»

«A moi de me faire plaisir»

Mais Bryan Balsiger est avant tout là pour performer en selle de Twentytwo des Biches, une jument née en 2007. «Je me sens en forme. Twentytwo a fait un très bon voyage. Tout va pour le mieux. A moi de me faire plaisir. A moi de saisir ma chance pour montrer que je suis prêt pour ce genre d'événement.»

Le contexte lui est favorable même si la pression sera immense, d'autant plus après la contre-performance d'ensemble en individuel, dans un concours où aucun résultat ne sera biffé. «J'ai la chance de côtoyer dans cette équipe de très forts cavaliers qui me poussent à progresser. Je veux donner le meilleur de moi-même», explique-t-il.

Le Neuchâtelois, qui sera aligné vendredi – et samedi en finale si tout va bien – au côté des nos 2 et 3 mondiaux, ne pouvait il est vrai espérer mieux que cette association. «Steve et Martin pour moi des idoles. J'admire la façon qu'ils ont de mener leur carrière, la façon dont ils s'occupent de leurs chevaux», glisse-t-il.

En douceur

«Ils sont des exemples pour moi. Je veux devenir comme eux», explique Bryan Balsiger, qui sait s'inspirer du style du champion olympique 2012 et du champion d'Europe 2019. «Je monte au feeling, je cherche à être en communion avec mon cheval pour lui faciliter la tâche, avec le plus de douceur possible», souligne-t-il.

«Je suis avant tout un cavalier qui fait confiance à son cheval. On pourra toujours trouver de meilleurs chevaux, mais le but est de travailler ensemble pour progresser», poursuit Bryan Balsiger, qui prend là aussi Steve Guerdat et Martin Fuchs en exemple. «Ils savent tirer le meilleur de chevaux présumés moins forts. C'est leur force.»

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