Rachel Moret

Rachel Moret : "J'espère relancer le tennis de table en Suisse"

olpe, ats

23.7.2021 - 05:00

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23.7.2021 - 05:00

«J'espère pouvoir relancer le tennis de table en Suisse», glisse Rachel Moret à la veille de s'envoler pour Tokyo. Il n'y avait plus eu de pongiste suisse aux JO depuis Tu Dai à Atlanta en 1996.

Rachel Moret est la seule représentante suisse en tennis de table aux JO.
Keystone

Rachel Moret (31 ans) a dû batailler jusqu'au bout pour décrocher son sésame. La Suisse n'étant pas compétitive par équipes, la Vaudoise devait obtenir une des rares places individuelles disponibles via le classement olympique.

«Un ou deux tours»

Aujourd'hui 87e mondiale d'une hiérarchie où les Asiatiques trustent les quinze premières places, Rachel Moret y est parvenue de justesse, au terme d'une préparation minutieuse et intensive qu'elle suit depuis six ans à Nîmes. «En France, le niveau est bien plus élevé qu'en Suisse, et je bénéficie d'un encadrement professionnel ainsi que de toutes les infrastructures nécessaires», explique la pongiste de Préverenges.

Elle espère à Tokyo «franchir un ou deux tours», puis pouvoir ensuite affronter une championne asiatique, gage d'émotions et de spectacle. Au-delà du 2e tour, les chances sont infimes. Rachel Moret connaît ses forces et ses limites actuelles: «Je dois encore progresser au service, dans la relance, le petit jeu, le lancer de balle», note-t-elle.

Plus de trois heures par jour

A Nîmes, la diplômée de la Haute Ecole pédagogique vaudoise progresse au sein d'une équipe très compétitive. Elle profite de la présence de quatre ou cinq coaches à plein temps, dont deux préparateurs physiques, et s'entraîne plus de trois heures par jour (technique et physique) en moyenne.

Même si son sport rapporte peu ("ma prime la plus élevée en tournoi devait être de 3000 ou 4000 dollars"), la pongiste est salariée par son club et jouit de l'aide du Fonds du sport du canton de Genève, elle qui a vécu dans ce canton avant de partir en France.

Son horizon sportif court au moins jusqu'aux JO de Paris, en 2024, en vue desquels Tokyo constitue le meilleur des marchepieds. Au Japon, la gagnante de l'Open du Chili 2016 sera accompagnée par le coach national Samir Mulabdic et compte bien poser les jalons lui permettant de se rapprocher, à terme, du top 50, un classement qui lui donnerait davantage de marge de manoeuvre.

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