Pékin 2022

Pékin 2022 : la Suisse sur la lancée des JO de Tokyo ?

ATS

2.2.2022 - 10:10

L'inespérée moisson de Tokyo 2021 est encore présente dans tous les esprits des amateurs de sport suisses. Les adeptes des disciplines hivernales espèrent surfer cette vague à Pékin pour faire au moins aussi bien qu'aux Jeux de PyeongChang, où la Suisse avait cueilli 15 médailles olympiques dont 5 du plus précieux métal.

La délégation suisse brillera-t-elle aux JO de Pékin ?
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ATS

2.2.2022 - 10:10

La prudence est évidemment de mise du côté de Swiss Olympic, comme elle l'était avant d'aborder les premiers Jeux olympiques de l'ère Covid-19 l'été dernier. A Tokyo, la Suisse avait signé sa récolte estivale la plus prolifique depuis 1952 en décrochant pas moins de 13 podiums, soit 6 de plus qu'en 2016 et 9 de plus qu'en 2012.

Une telle progression paraît plus difficilement imaginable en hiver. A PyeongChang, la Suisse avait égalé les héros de Calgary 1988, où Pirmin Zurbriggen et Cie avaient glané 5 médailles d'or, 5 d'argent et 5 de bronze: emmené par ses skieurs alpins, Swiss Olympic avait ramené 15 médailles également (5-6-4) de sa mission sud-coréenne.

Gracenote prédit 21 médailles

N'empêche que les Suisses n'ont pas franchement régressé depuis. Quatre ans plus tard, Denise Feierabend, membre du quintett sacré lors du Team Event de ski alpin, et le vice-champion olympique de skicross Marc Bischofberger sont d'ailleurs les seuls médaillés de 2018 à ne pas être du rendez-vous en Chine. Les «rescapés» ont toujours les dents longues, et quatre ans d'expérience en plus.

Gracenote, spécialiste de l'analyse des données dans le sport et le divertissement, ne s'y est d'ailleurs pas trompé. Il place la Suisse au 6e rang de son tableau virtuel des médailles, établi en tenant notamment compte des résultats en Coupe du monde et mis à jour ce mercredi, avec 21 breloques (6-6-9) à son actif. Jamais un tel total n'a été atteint lors de joutes hivernales.

La meilleure marque est de 15 podiums. Elle pourrait être approchée voire même dépassée en Chine, où la délégation helvétique doit pouvoir lorgner le record de titres (7) réalisé par sa devancière de 2014. Les skieurs alpins, emmenés par Marco Odermatt, Beat Feuz et Lara Gut-Behrami, les freestylers Fanny Smith ou Andri Ragettli, les curleurs et curleuses, tous vont tutoyer les sommets.

La glorieuse incertitude

Mais le sport n'est pas une science exacte, encore moins depuis qu'un test positif au Covid-19 peut vous mettre à la fois à plat et sur la touche pour plusieurs jours. Le conditionnel est plus que jamais de mise, d'autant plus dans le contexte si particulier des Jeux olympiques où la réalité d'un jour n'est pas forcément celle des mois qui précèdent. Et nul n'est à l'abri d'une blessure, comme Fanny Smith en fait l'amère expérience.

Pour surfer sur la vague de Tokyo, les athlètes suisses devront avant tout compter sur leur propre émulation, et sur une certaine part de chance. Comme toujours dans des Jeux, les premières journées détermineront une tendance qui peut s'avérer difficile à inverser. A Beat Feuz ou Marco Odermatt, en descente, voire Kilian Peier, à l'occasion du saut au petit tremplin, de montrer la voie à suivre dès le dimanche 6 décembre.

ATS