Ralph Stöckli

Stöckli : «Nous sommes sur la bonne voie» pour l'objectif

gma, ats

13.2.2022 - 12:00

«Nous sommes sur la bonne voie»: le chef de mission de Swiss Olympic Ralph Stöckli avait le sourire dimanche à l'heure de tirer le bilan à mi-Jeux. 

Le chef de mission de Swiss Olympic Ralph Stöckli
Keystone

gma, ats

13.2.2022 - 12:00

Avec huit médailles - dont trois d'or - conquises en dix jours de compétition, l’objectif minimal(iste) devrait il est vrai être atteint, grâce surtout aux spécialistes de ski alpin.

La faîtière espérait, comme toujours, faire simplement aussi bien que lors de l’édition précédente. Le record quantitatif hivernal de 15 podiums, établi en 1988 à Calgary et égalé à PyeongChang 2018, peut toutefois encore être battu. «Nous avons encore de nombreuses chances de médaille», a concédé Ralph Stöckli.

Force est néanmoins de constater que la prudence tout helvétique affichée par Swiss Olympic était légitime. Toutes les stars de cette délégation n’ont su répondre présent le jour J, et ceci sans même évoquer les hockeyeurs du coach Patrick Fischer, battus à trois reprises en trois matches.



«Ma principale déception vient des snowboarders alpins. Et l'équipe masculine de ski freestyle a également déçu jusqu'ici», a souligné l'ancien curleur, rappelant toutefois rapidement qu'Andri Ragettli et ses compères auront l'occasion de se reprendre en slopestyle après leur déconvenue du Big Air.

La dépendance au ski alpin

Ralph Stöckli a cependant surtout de nombreuses raisons de se réjouir. «Pour Beat Feuz, il s'agissait vraiment d'un couronnement en descente. Lara Gut-Behrami a également dû attendre si longtemps avant de devenir enfin championne olympique. Et Jan Scherrer a su réaliser sa figure inédite en finale du half-pipe», a-t-il souligné.



«Et que dire de Marco Odermatt? Il a su gérer une pression tellement importante pour répondre présent le jour J, dans des conditions météorologiques difficiles qui plus est», a enchaîné le St-Gallois, qui a d'ailleurs décalé son rendez-vous avec la presse pour assister au sacre attendu du Nidwaldien de 24 ans en géant.



Ne craint-il d'ailleurs pas une trop grande dépendance au ski alpin, qui a rapporté six médailles sur huit? «Bien sûr que cette dépendance au ski alpin est grande. Mais il n'y a rien de nouveau. En 1988 à Calgary, les skieurs et skieuses alpins avaient glané 11 des 15 médailles suisses», a-t-il rappelé.

«Il s'agit surtout d'être encore plus performants dans les autres sports. Et il y d'ailleurs encore beaucoup de possibilités pour équilibrer le bilan», a assuré Ralph Stöckli, qui préfère se réjouir des succès «extraordinaires» des skieurs et skieuses alpins plutôt que de regretter le manque d'exploits dans d'autres disciplines.

Viser plus haut

«Nous avons le potentiel pour obtenir 15 médailles, dans les jambes comme dans les têtes», a jugé Ralph Stöckli, citant notamment le ski slopestyle, le curling, le skicross - où les chances de podium sont bien réelles tant chez les messieurs que chez les dames - ou encore l'épreuve masculine d'Aerials parmi les temps forts restant à venir. Sans oublier la suite des épreuves de ski alpin.

La prédiction du spécialiste d'analyse de données Gracenote, qui a pronostiqué 21 médailles helvétiques avant le début de ces joutes, ne se réalisera peut-être pas. Mais Ralph Stöckli sait pertinemment qu'une progression telle que celle constatée lors des Jeux de Tokyo 2021 (13 médailles conquises, soit le meilleur total estival suisse depuis 1952) reste largement envisageable.

Le rôle du St-Gallois n'est pas de mettre la pression sur ses athlètes. Mais d'autres bonnes surprises ne sont pas à exclure dans l'euphorie de l'avènement de Marco Odermatt, comme par exemple dans le slalom masculin en ski alpin. Une nouvelle vague positive pourrait encore porter cette délégation, pourquoi pas après la descente dames ou le ski slopestyle.

L'équipe féminine de hockey sur glace a ainsi «simplement» une petite finale à remporter, alors que Fanny Smith peut réussir un grand coup en skicross si son genou la laisse tranquille. Et les hockeyeurs ont encore l'occasion et les moyens de se relancer. Mais comme Ralph Stöckli l'a rappelé dimanche, la marge entre exploit et échec est parfois infime.

gma, ats