PDG 2018 1840 patrouilleurs dans l'euphorie de l'arrivée de la Patrouille des Glaciers

Barman Nicolas

19.4.2018

Dans la nuit de mardi à mercredi, l'Armée suisse a encadré avec succès la première course de la 21ème Patrouille des Glaciers. Les conditions météorologiques exceptionnelles (neige abondante, chaleur) ont posé des défis considérables tant aux organisateurs qu’aux patrouilles. Les 690 patrouilles, qui ont pris le départ, n’ont pas toutes franchi la ligne d’arrivée à Verbier.

La montée de la Rosablanche n'est pas de tout repos...
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Keystone

Mardi soir à 22h, le premier départ a été donné à Zermatt, pour l’édition de la Patrouille des Glaciers de cette année. Durant la nuit, 882 patrouilleurs entraînés ont emprunté un tracé de 53 km, de Zermatt à Verbier.

Au petit matin à Arolla, 396 patrouilles supplémentaires ont également pris le départ. Les températures élevées au sommet ont ralenti les patrouilles et augmenté les difficultés de cette compétition sportive en équipe, réputée la plus difficile au monde.

Conditions d'enneigement exceptionnelles

Les conditions météorologiques, notamment l’abondance de neige, ont posé de nombreux défis supplémentaires. «La préparation de la piste a pris plusieurs semaines», explique Max Contesse, commandant de la PDG, ajoutant: «Les conditions d’enneigement exceptionnelles ont exigé que nos troupes soient engagées encore plus fortement cette année. Ce n'est que grâce à cet engagement hors du commun et à la motivation de chacun, militaire ou civil, que la planification initiale a pu être maintenue.»

578 patrouilles de 3 reconnaissantes à l’arrivée

Le travail des troupes a été très apprécié, comme en témoignent les visages radieux des patrouilles dans la zone d'arrivée. «J'ai vu beaucoup d'athlètes qui ont remercié des soldats inconnus», commente Max Contesse. Les patrouilles ont pu aborder la course sur une piste bien préparée et dans de bonnes conditions météorologiques.

Néanmoins, la performance des participants, qui sont parvenus à l'arrivée, reste énorme. En conséquence, le commandant Contesse ne tarit pas d'éloges sur ces exploits sportifs: «Pour nous, tous ceux qui conquièrent la haute route alpine de la Patrouille des Glaciers sont des héros. Ils ont tous vécu le mythe de la PDG, dépassant aujourd'hui leurs limites.» Le commandant Contesse ne parle pas uniquement des 578 patrouilles qui ont atteint l'arrivée à Verbier. Tous les hommes et les femmes, qu’ils soient partis de Zermatt ou d'Arolla ont fait preuve de courage, de passion et d'engagement.

110 kilomètres de performance en 7 heures et 7 minutes

La patrouille la plus rapide a terminé le parcours de Zermatt à Verbier en 7 heures, 7 minutes et 9 secondes (Pat 440 « SC Goms » - Matthias Imsand, Markus Julier et Yannick Gundi). L'équipe féminine la plus rapide a fini, quant à elle, en 9 heures, 41 minutes et 31 secondes (Pat 359 « Team Raiffeisen F1 » - Emily Vaudan, Anne Favre et Vanja Kistler). Les patrouilles ont dû parcourir environ 53 kilomètres avec près de 4 000 mètres de denivelé.

L'itinéraire le plus court, d'Arolla à Verbier, s'étend sur une distance de 26 kilomètres, les participants devant endurer un total de 2 000 mètres de denivelé. Sur ce tracé, le meilleur temps d'hier est de 3 heures, 40 minutes et 13 secondes (Pat 1532 « Swiss-Ski » - Didier Bonvin, Marc Bonvin et Anthony Bonvin). L'équipe féminine la plus rapide a couvert le parcours en 4 heures, 58 minutes et 57 secondes (Pat 1517 « Team Charmey » - Nicole Beaud, Agathe Overney et Joëlle Livache).

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