Abus sexuels: la Wunderteam soutien Charly Kahr

13.3.2018

Plusieurs anciennes skieuses autrichiennes ont apporté dans une lettre ouverte rendue publique mardi leur soutien à Charly Kahr, récemment accusé d'abus sexuels alors qu'il était l'entraîneur-vedette de la Wunderteam il y a un demi-siècle. La légendaire Annemarie Moser-Pröll en fait partie.

Entraîneur star du ski autrichien dans les années 1960 et 1970, Charly Kahr avait été mis en cause en février dans le journal allemand Süddeutsche Zeitung.
Keystone

"Jamais durant notre carrière nous n'avons eu le sentiment d'avoir subi une violence physique ou psychique de ta part. Tu en demandais beaucoup concernant nos performances et notre volonté de nous battre, mais jamais de façon inappropriée", écrivent-elles.

"Nous avons été très irritées que des médias rapportent les propos de personnes anonymes qui évoquent tout à coup des faits qui se seraient produits il y a 50 ans", ajoutent les signataires, parmi lesquelles Moser-Pröll, quintuple championne du monde et sextuple lauréate du classement général de la Coupe du monde, Lea Sölkner, championne du monde 1978 de slalom et Brigitte Totschnig, championne olympique 1976 de descente.

Entraîneur star du ski autrichien dans les années 1960 et 1970, Charly Kahr avait été mis en cause en février dans le journal allemand Süddeutsche Zeitung par deux anciennes skieuses non nommées, dont l'une l'a accusé de l'avoir violée à l'époque. Kahr (85 ans) a dénoncé par la voix de son avocat une "diffamation pure et simple" et a porté plainte contre le journal, dans une procédure toujours en cours.

Ces allégations, publiées à quelques jours du début des JO de Pyeongchang, s'étaient ajoutées au témoignage de Nicola Spiess-Werdenigg, 59 ans, ex-membre de l'équipe nationale, qui avait confié à l'automne avoir été violée à l'âge de 16 ans par un membre de son entourage sportif. Mme Spiess-Werdenigg avait par la suite accusé Charly Kahr d'avoir instauré à l'époque dans l'entourage de l'équipe "un climat digne de Sodome et Gomorrhe", où "il n'y avait plus de limites".

Le président de la Fédération autrichienne (ÖSV), Peter Schröcksnadel, a demandé que "toute la lumière soit faite" sur ces allégations. Mais "les preuves doivent être mises sur la table", a-t-il souligné.

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