Feuz sera encore l'homme à battre

ATS

27.11.2019

Fin novembre rime avec vitesse pour le Cirque blanc masculin. Beat Feuz & Cie feront leur traditionnelle halte dans l'Alberta pour véritablement lancer la saison avec une descente le samedi et un Super-G le dimanche.

Beat Feuz est le double détenteur du globe de la descente.
Keystone

Contrairement aux dames qui disputeront encore des épreuves techniques à Killington dans le Vermont avant de filer à Lake Louise pour commencer la saison de vitesse, les messieurs retrouvent déjà les courbes rapides et les schuss.

Double détenteur du globe de la descente, Beat Feuz n’a pas franchement l’intention de céder sa place de numéro un. Mais l'an dernier, le Bernois a dû faire face à un féroce adversaire nommé Dominik Paris. L'Italien maîtrise avec doigté ses 100 kilos, et les virages ne sont plus un obstacle à sa réussite.

Champion du monde de super-G, détenteur du petit globe de la spécialité, le skieur de Lana dans le Sud-Tyrol est monté en puissance en 2019. Vainqueur à Bormio, Kitzbühel, Kvitfjell et Soldeu, le Transalpin aimerait bien ramener le globe de la descente à la maison.

Parmi les autres contradicteurs attendus de Beat Feuz, on peut citer les Autrichiens Vincent Kriechmayr et Matthias Mayer, ainsi que les Norvégiens Aleksander Aamodt Kilde et Kjetil Jansrud, désormais orphelins de leur leader Aksel Lund Svindal, parti comme Marcel Hirscher à la retraite.

Monstre de régularité

Heureusement, «Kugelblitz» possède une régularité incroyable. Pour trouver trace d'un Feuz hors du top 10 en descente, il faut remonter au mois de mars 2017 à Aspen avec une 13e place! Et depuis cette même date, il n'a manqué le top 5 qu'à deux reprises, à Val Gardena en 2017 (8e) et à Lake Louise l'an dernier (6e).

Mieux, l'Emmentalois a pu s'entraîner sans complication durant l'été, participant par exemple à sept des huit jours sur neige à Saas Fee. Un chiffre inhabituel pour le Bernois, mais terriblement positif lorsque l'on connaît son passé médical fort de onze (!) opérations au genou gauche, notamment.

Cette saison sans grand événement rassure également un Beat Feuz qui aura forcément une charge de travail moindre cet hiver. Surtout qu'il sait désormais parfaitement interpréter les signaux que lui envoie son genou en ajustant la charge en conséquence.

Un nouvel entraîneur

Pour s'assurer que le groupe de vitesse continue à performer, Swiss-Ski a rapatrié en son giron Reto Nydegger, Bernois de 44 ans qui s'est occupé de la vitesse chez les Norvégiens au cours des quatre dernières années. «La première impression est positive», a lâché celui qui avait travaillé au sein de Swiss-Ski de 2003 à 2013.

Parti après deux ans et désormais avec les Allemands, l'entraîneur autrichien Andy Evers a donc cédé sa place à Nydegger. Critiqué publiquement par Carlo Janka lors des derniers Mondiaux, peut-être trop silencieux, Evers était respecté sur le plan professionnel. Mais avec le retour de Nydegger, Swiss-Ski se réjouit de pouvoir compter sur un coach du sérail.

En plus de Feuz en descente, Nydegger sait qu'il peut désormais compter sur Mauro Caviezel en super-G. Auteur de trois podiums dans la discipline la saison passée, dont une 3e place à Lake Louise, le Grison arrive à maturité. Il a d'ailleurs travaillé sur des détails au cours de l'été.

«Le but est de faire encore mieux que l'hiver dernier», tonne le boss du ski helvétique masculin, Tom Stauffer. Pour cela il faudra que les autres spécialistes de vitesse emboîtent le pas de Feuz et Caviezel. On pense ici à Carlo Janka, désormais papa et qui doit gérer ses problèmes chroniques au dos, mais aussi à Marc Gisin qui doit se remettre de sa terrible chute de Val Gardena. Et puis il y a encore Gilles Roulin, Niels Hintermann, Marco Odermatt et les autres qui doivent franchir un cap.

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