Dario Cologna veut terminer en beauté

ck, ats

25.11.2021 - 15:12

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25.11.2021 - 15:12

Les fondeurs se lancent à l'assaut de la nouvelle saison Coupe du monde vendredi. Pour Dario Cologna, il s'agira de la 16e et dernière. Le point culminant de la saison, les Jeux olympiques en Chine, ne rend pas simple la planification.

Pour Dario Cologna, il s'agira de la 16e et dernière saison au plus haut niveau.
KEYSTONE

Le futur retraité

Dario Cologna semble avoir récupéré plus vite que prévu de sa blessure au genou. Il a fêté la semaine dernière lors de courses FIS à Gällvare (SWE) une 2e place (classique) et un 4e rang (skating) et a ainsi décidé de participer, sur la lancée, au premier week-end de la Coupe du monde en Laponie. Outre Cologna, les spécialistes de sprint, Laurien van der Graaff et Jovian Hediger mettront un terme à leur carrière au printemps prochain.

Froid mordant

Un seul rendez-vous compte dans ce dernier hiver pour Cologna en tant que sportif professionnel: les Jeux olympiques du 4 au 20 février en Chine. Au centre nordique de Zhangjiakou à 200 km au nord-ouest de Pékin, le Grison de 35 ans tentera de décrocher sa cinquième médaille. Un véritable challenge pour Cologna qui n'est monté qu'à une seule reprise sur un podium la saison dernière. Beaucoup d'inconnus demeurent sur le tracé olympique puisqu'aucun athlète de classe mondiale n'y a encore couru. Une seule chose est sûre: en février, il fera très froid et très sec, comme il y a quatre ans en Corée du Sud. Pour Cologna, il pourrait s'agir d'un bon signe puisqu'il avait remporté sa quatrième médaille d'or sur le 15 km à Pyeongchang.

Esprit d'équipe

La plus grande chance de médaille réside peut-être pour Cologna dans le relais. «Notre rêve est et reste cette médaille par équipes aux Jeux olympiques», souligne le chef du fond suisse, Christian Flury. L'exemple à suivre est celui de la France, qui sur le papier n'est pas mieux «équipée» que la Suisse mais qui lors des six derniers grands rendez-vous a décroché deux médailles olympiques et trois aux Mondiaux. Aux Championnats du monde à Oberstdorf, le quatuor helvétique avait terminé à moins de 20'' des Français à la 5e place.

Pouvoir féminin

Il est le fait de Nadine Fähndrich et de Laurien van der Graaff qui ont remporté seulement la deuxième médaille aux Mondiaux pour des fondeuses suisses. A cela s'ajoute leur victoire au sprint par équipes de Dresde, où Fähndrich avait également remporté la course individuelle. Le hic: aux JO, les courses seront disputées en style classique et non libre. Un désavantage pour les deux Suissesses. Mais Fähndrich ne se laisse pas démonter par cela: «Il y a eu pendant longtemps aucun sprint par équipes en classique, et en Coupe du monde il n'y en aura pas avant les JO.» C'est pourquoi elle croit que les opportunités ne manquent pas soit par équipe avec sa bonne amie van der Graaff ou en solo. «Mon sentiment est que je suis même plus fort que l'année dernière.

Coup d'envoi dans le Grand Nord

Le froid ne régnera pas seulement aux Jeux olympiques mais aussi pour le traditionnel coup d'envoi de la Coupe du monde dans le Grand Nord. Le départ sera à Kuusamo dans le cercle polaire. Il proposera un sprint classique ce vendredi, des courses en classique (15 km pour les messieurs, 10 km pour les dames) samedi avec départ individuel et une poursuite en libre dimanche. Une semaine plus tard, tout le monde se retrouvera à Lillehammer. Les Suisses – dont Dario Cologna – n'ont, dans le passé, jamais été très efficaces lors des premières courses de la saison. Leur premier grand rendez-vous aura lieu les 11-12 décembre à Davos.

Dominateurs

Les dominateurs devraient être les mêmes que ces dernières années. Le duel au sommet devrait opposer le Russe Alexander Bolshunov au sprinter norvégien Johannes Hösflot Klaebo. La saison dernière, Bolshunov a eu la main sur la Coupe du monde, et Klaebo a dominé les Mondiaux avec trois médailles d'or.

ck, ats