Chronique TV

«The Haunting of Hill House»: et si on se faisait peur?

D'Elvire Küenzi

6.11.2020

En 2019, «The Haunting of Hill House» a reçu le prix de la meilleure série de la part du magazine Fangoria et le prix du meilleur acteur pour un programme en streaming (pour Henry Thomas) lors du festival Saturn Awards.
En 2019, «The Haunting of Hill House» a reçu le prix de la meilleure série de la part du magazine Fangoria et le prix du meilleur acteur pour un programme en streaming (pour Henry Thomas) lors du festival Saturn Awards.
Netflix et Stevie Diet/Netflix

Adaptée du célèbre roman de Shirley Jackson, cette série fait la part belle au genre horrifique. Fantômes, bruits étranges, phénomènes inexpliqués se côtoient pour nous faire frissonner. Délicieusement terrifiante, «The Haunting of Hill House» est à découvrir sur Netflix.

Nous venons de passer Halloween et entre les traditionnelles citrouilles, bonbons et sorcières, il y a deux autres traditions qui s’y rattachent: le devoir de mémoire à nos bien-aimés disparus et... le film d’horreur à regarder!

De mon côté, j’ai visionné «Coco» et j’ai pleuré (même beaucoup). Rien de tel qu’un dessin animé pour m’émouvoir... au fond de moi, j’ai toujours cinq ans apparemment. Ensuite, j’ai voulu me faire peur et j’ai donc cherché des fictions dans un autre registre. C’est là que je me suis plongée dans «The Haunting of Hill House» sur Netflix.

Cette série raconte l’histoire d’une fratrie de cinq enfants ayant vécu le temps d’un été dans la maison hantée la plus célèbre des Etats-Unis. Résultat? J’ai sursauté tellement de fois que j’ai arrêté de compter mes sursauts au bout de mon dixième arrêt cardiaque! Il faut que je vous avoue que je suis très sensible aux atmosphères des fictions, particulièrement quand il s’agit de films ou de séries d’horreur évidemment. Ici, l’ambiance est si anxiogène qu’il suffit de peu pour accélérer mon rythme cardiaque. Pourtant, il n’y a rien de gore. Pas d’effets spéciaux qui virent à l’extrême mais de la subtilité dans le climat instauré par le créateur et réalisateur Mike Flanagan, apparemment grand fan de Stephen King.

Grâce aux flash-backs utilisés de manière récurrente tout au long de l’intrigue, on comprend peu à peu ce qu’il s’est passé dans la maison. Entre les étranges apparitions, les bruits, les chuchotements et les fantômes, la famille Crain est confrontée à de nombreux phénomènes inexpliqués. Olivia, la mère, se comporte de manière de plus au plus étrange... jusqu’à ce jour où tout part en vrille et que le drame survient, forçant le père et ses enfants à quitter le manoir dans la précipitation.

Mais «The Haunting of Hill House» est beaucoup plus qu’une simple série d’horreur. C’est également et surtout une histoire de famille avec des secrets et des non-dits qui rongent les protagonistes. Il y a des séquences très émouvantes et des scènes drôles où on se surprend à rire franchement.

Chaque épisode nous fait découvrir la vie de l’un des frères et sœurs. Cette stratégie nous permet de comprendre la complexité de chaque protagoniste, elle nous permet d’atteindre un niveau plus profond de la psychologie de chacun des personnages de la série.

Une belle découverte qui remplit parfaitement son contrat (et même plus): des émotions fortes, des frissons et une atmosphère glaçante! Avant de vous plonger dans «The Haunting of Hill House», je vous donne un petit conseil: ne la regardez pas seul.e la nuit.

Rédactrice pour différents journaux suisses, blogueuse et passionnée des mots, Elvire Küenzi adore les séries (elle est tombée dans le chaudron magique en regardant Sex and the City et n'en est jamais ressortie)! Elle écrit aussi des romans girly en mangeant des marshmallows et en sirotant des cocktails (avec modération, bien sûr).
Rédactrice pour différents journaux suisses, blogueuse et passionnée des mots, Elvire Küenzi adore les séries (elle est tombée dans le chaudron magique en regardant Sex and the City et n'en est jamais ressortie)! Elle écrit aussi des romans girly en mangeant des marshmallows et en sirotant des cocktails (avec modération, bien sûr).
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