Lena Dunham présente ses excuses à l'actrice qui avait accusé son collaborateur de viol

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5.12.2018 - 16:07

Source: Covermedia

Lena Dunham avait défendu Murray Miller, le producteur de Girls, qui avait été accusé de viol par Aurora Perrineau. Cependant, elle est revenue sur ses propos et s'est excusée dans le Hollywood Reporter.

Aurora Perrineau avait accusé Murray Miller, le producteur de Girls, de l'avoir violée en 2012, alors qu'elle n'avait que 17 ans. Elle avait décrit s'être réveillée dans son lit, alors que le producteur avait une relation sexuelle avec elle, sans son consentement. Après ces accusations, lancées en 2017, Lena Dunham et la co-créatrice de Girls, Jenni Konner, avaient défendu Murray Miller sur Twitter, arguant qu'elles avaient une « connaissance intime » de la situation, et que l'histoire racontée par Aurora Perrineau était « l'une des 3% d'agressions sexuelles infondées portées chaque année ».

Cependant, Lena Dunham, voyant le retour de bâton causé par ses propos, s'est excusée auprès de l'actrice. « A Aurora : tu es dans mes pensées et dans mon cœur tous les jours. Je t'aime, je t'aimerai toujours, a-t-elle écrit dans le Hollywood Reporter. Je tâcherai toujours de réparer ma faute. Dans un certain sens, tu as fait de moi une meilleure femme, une meilleure féministe. »

Après avoir admis qu'elle avait fait « quelque chose d'inexcusable », elle a avoué que sa « connaissance intime » de la situation était en fait « une croyance aveugle dans une histoire qui n'arrêtait pas de changer ». « C'est douloureux de se rendre compte que, tout en pensant que j'étais consciente, j'avais en fait internalisé la domination masculine qui nous demande de nous défendre, quoi qu'il arrive, et de se protéger », a partagé la comédienne.

Lena Dunham a aussi partagé dans la lettre son expérience du harcèlement sexuel, dont « un vieillard de Hollywood qui était si mécontent que je refuse ses avances qu'il m'a fait faire 30 prises du mot ''bonjour'' ». « J'ai seulement les femmes dont j'ai besoin dans ma vie. Et ce numéro est celui des femmes, et les femmes qui travaillent dans notre métier ont besoin de soins. Parfois, cela commence par les mots ''je suis désolé'' », conclut-elle.

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