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Rod Stewart censuré par la BBC

CoverMedia

28.9.2018 - 13:19

Source: Covermedia

Rod Stewart voulait chanter deux chansons particulières lors d'un live acoustique à la BBC. Il a expliqué à Billboard que la radio avait refusé les sujets, jugés trop controversés.

Rod Stewart n’est pas connu pour ses chansons qui traitent de sujets de société, mais il a récemment voulu jouer une chanson écrite à propos « d’un ami homosexuel » lors d’une performance acoustique à la BBC, ce que les patrons de la radio ont refusé. « J’ai demandé si je pouvais jouer The Killing Of Georgie, qui, comme vous le savez est à propos d’un ami homosexuel qui a été assassiné dans les années 1970. Je pensais que maintenant cela irait, vu qu’ils l’ont censurée quand elle est sortie. J’ai demandé si je pouvais la jouer, et ils m’ont dit qu’elle était trop controversée. C’était en 1976, et on est en 2018. Incroyable », a-t-il confié à Billboard.

Il a aussi dû se résoudre à ne pas jouer Grace, une nouvelle reprise, parce qu’elle a des « accents irlandais, anti-anglais ». « C’est une des plus belles chansons d’amour jamais écrites. Le gars va mourir dans les quinze minutes, le lendemain de son mariage, et je n’ai pas le droit de la chanter non plus », déplore-t-il. Le rockeur a eu l’idée de reprendre cette chanson de Sean et Frank O’Meara, sortie en 1985, après avoir entendu des membres de la Green Brigade (un groupe de supporters du Celtic FC) la chanter à des matches de football. « Je soutiens le Celtic, et le Celtic a été fondé par un irlandais à Glasgow en 1888 pour lever des fonds pour les Irlandais après la pénurie de pommes de terre, et j’ai entendu des supporters du Celtic la chanter », a-t-il expliqué.

Il a d’ailleurs fait des recherches sur la chanson, et sur l’activiste Grace Evelyn Gifford Plunkett, une membre active du mouvement républicain irlandais, qui s’est mariée à son fiancé quelques heures avant son exécution. « J’ai visité la prison et la chapelle où c’est arrivé. Ca a un sens important pour moi. Il n’y avait pas de meuble dans la cellule. Pas de table, pas de lit, pas de chaise, rien. Ils s’asseyaient par terre et les carreaux qui étaient là quand j’ai visité la cellule n’y étaient pas l’époque, donc le vent et la neige rentraient dans la cellule. Le manque d’humanité de l’homme ne cessera de m’étonner », conclut l’artiste.

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