Bruno Sanches: «On est comme deux Lego, on s’emboîte»

8.10.2018 - 12:23, Anaïs Deban/AllTheContent

«Catherine et Liliane».
Photo: AllTheContent/Facebook «Catherine et Liliane»
«Catherine et Liliane».
Photo: AllTheContent/Facebook «Catherine et Liliane»
Bruno Sanches.
Photo: AllTheContent/Camille Wodling
«Catherine et Liliane».
Photo: AllTheContent/Facebook «Catherine et Liliane»
«Catherine et Liliane».
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«Catherine et Liliane».
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«Catherine et Liliane».
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«Catherine et Liliane».
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«Catherine et Liliane».
Photo: AllTheContent/Facebook «Catherine et Liliane»
«Catherine et Liliane».
Photo: AllTheContent/Facebook «Catherine et Liliane»

Bruno Sanches s’est notamment fait connaître du grand public grâce à Liliane, son alter ego féminin du programme «Catherine et Liliane» sur Canal+. En septembre dernier, il était sur scène dans l’adaptation du film «Trois hommes et un couffin» pour quelques dates évènements à Paris. Ce passionné d’arts martiaux est aussi régulièrement au cinéma et toujours auprès de son compagnon de route, Alex Lutz.

Bluewin: La dernière saison de «Catherine et Liliane» a cumulé 100 millions de vues. Comment vous expliquez ce succès?

Bruno Sanches: Je crois que les gens sont attachés à ces deux femmes. Je ne me rendais pas compte de l’ampleur mais elles sont vraiment entrées dans les foyers. La dernière saison: «Les RTT de Catherine et Liliane» nous a permis de bouger et d’être très libres et je crois que c’est ce qui a plu. D’ailleurs ça nous a tellement plu à nous aussi qu’on va revenir à cette formule.

Le programme a changé depuis la rentrée. Quelles sont les nouveautés de «Catherine et Liliane»?

Elles sont devenues speakerines de Canal+! On rigole beaucoup mais pour tout vous avouer, on a tellement aimé la dernière saison qu’on va essayer de garder cette liberté et de continuer à les suivre de temps en temps pendant leurs vacances.

Il n’y a pas un jour où je ne me sens pas chanceux

Cinéma, télévision, théâtre… Vous êtes partout! Il y a peu d’acteurs qui réussissent le pari de tout faire, c’est aussi ça la liberté non?

Oui clairement. Il n’y a pas un jour où je ne me sens pas chanceux. C’est sûr que la liberté c’est quelque chose qui m’anime comme acteur. Je crois que c’est aussi pour ça qu’on fait ce métier. Être libre de défendre des personnages, des points de vue. Parfois les nôtres et parfois ceux d’un metteur en scène, d’un réalisateur. C’est aussi génial de pouvoir se mettre au service de la vision d’un autre.

Comment vous êtes-vous rencontrés avec Alex Lutz, il a tout de suite été question de «Catherine et Liliane»?

On cherchait un metteur en scène avec une troupe de théâtre… C’est comme ça que j’ai connu Alex. Depuis on ne s’est jamais quittés. Dès les débuts du premier spectacle d’Alex au Point Virgule à Paris, on a eu l’idée de ces deux femmes. À cette époque, en 2010, on faisait des sketchs en duo dans une émission de Stephane Bern et on aimait déjà jouer les deux secrétaires.

Il y a toujours une super ambiance parce que tout est dit quand ça doit être dit.

Qu’a-t-elle a en commun avec vous, Liliane?

Sa joie de vivre! Et puis je dirais sa générosité aussi et sa gourmandise. Enfin Liliane et moi on a en commun cet amour pour toutes les bonnes choses de la vie quoi… (rires)

Vous prenez toujours autant de plaisir à défendre ces personnages après tant d’années?

Oui! On ne s’en lasse pas. On a tourné il y a deux jours et on a ri comme des baleines. On est franchement heureux de se retrouver toutes les semaines. On s’éclate toujours!

C’est un travail de bande, vous vous connaissez tous depuis très longtemps: la costumière Amandine Cros, le directeur d’écriture Tom Dingler, le réalisateur Arthur Sanigou… On vous retrouve d’ailleurs tous dans le dernier film d’Alex Lutz, GUY. C’est comment de travailler entre copains?

C’est super parce qu’encore une fois c’est très libre. On peut tout se dire, il n’y a pas vraiment de barrières, il n’y a pas de non-dits. On se connaît tellement que si on se chamaille c’est à chaque fois de manière positive. Il y a toujours une super ambiance parce que tout est dit quand ça doit être dit. Ça nous permet d’avancer sainement. Et à vrai dire, ce n’est pas toujours le cas dans ce métier.

Bruno Sanches, au naturel.
AllTheContent/Camille Wodling

Vous avez joué dans les deux films d’Alex Lutz, c’est toujours un plaisir de le suivre dans ses projets?

Oui! Et surtout je le suis les yeux fermés. On a deux univers différents mais je sais que c’est comme le mélange de deux couleurs primaires: ça matche tout le temps. On est comme deux Lego, on s’emboîte. Alors quoi qu’il écrive, j’y vais. Et même les idées qu’on développe ensemble, elles sont toujours très bien portées par Alex.

Mais peut-être que dans 3 ans je serai menuisier, qui sait…

Le métier d’acteur, ça a toujours été une évidence?

Certainement oui. Je ne sais plus, je fais ça depuis tellement longtemps, j’étais tout petit quand j’ai commencé à faire du théâtre. Après le bac, je ne savais pas quoi faire alors j’ai décidé d’approfondir ça… Et je me suis dit que finalement ça pouvait être un vrai métier, être acteur. Après on ne sait jamais ce que la vie nous réserve, on s’adapte à ce qu’il se passe mais pour le moment ça fonctionne et j’aime toujours autant ça. Alors oui, c’est une évidence… pour l’instant! Mais peut-être que dans 3 ans je serai menuisier, qui sait…

On vous a vu au théâtre à la rentrée dans la reprise évènement de «Trois hommes et un couffin», vous étiez heureux de retrouver la scène?

J’étais surtout très heureux de jouer avec mon pote le super humoriste et comédien Ben. Et grâce à ce projet j’ai rencontré Alex Vizorek et toute la troupe, qui était magnifique. Et évidemment c’était un vrai plaisir d’être dirigé par Coline Serreau.

Ça doit faire bizarre de se confronter au public après tant d’années sur des plateaux de tournage?

C’est vrai qu’être devant la caméra ou sur des planches de théâtre, ce n’est pas pareil. Ce sont des exercices complètement différents. Dans le fond on joue la comédie mais on n’est pas investi de la même manière. Au théâtre, il faut être à 100% là physiquement et mentalement. Comme dit Coline: «il faut devenir un chat et faire travailler tous ses sens». Et c’est pour ça j’imagine que tous les comédiens ne sont pas férus de théâtre. En plus c’est très physique.

Après on ne sait jamais ce que la vie nous réserve, on s’adapte à ce qu’il se passe

Plus tôt vous me disiez que vous ne vous étiez pas rendu compte du succès de «Catherine et Liliane»… Au théâtre on est confronté à l’immédiateté des réactions du public. Vous aimez ça?

Oui, c’est super. On sait tout de suite si ça fonctionne ou pas. Et parfois on arrive à aller chercher le public et là c’est génial! Il faut retenir leur attention tout le temps, sur scène on est obligé d’être très présent sinon le public s’ennuie. Je vois ça comme un combat.

Et justement, le combat c’est une autre de vos passions…

C’est vrai! Je pratique les arts martiaux depuis mon enfance. J’adore les sports de combat, je viens du kung fu et en ce moment je pratique la boxe. Et je trouve que c’est assez cohérent avec l’acting dans le dépassement de soi, la confrontation avec soi-même. Pour interpréter certains personnages on doit aller explorer ses démons. Et pour ça, l’art du combat m’aide beaucoup. Et puis notre corps, c’est un outil. Il doit aussi faire passer des émotions, il ne peut jamais être mou. Que ce soit devant la caméra ou évidemment au théâtre! En plus j’ai une admiration et beaucoup de respect pour les boxeurs, la force avec laquelle ils travaillent… C’est une source d’inspiration.

Quels sont vos projets pour cette année?

On part en tournée avec la pièce «Trois hommes et un couffin», il y a toujours «Catherine et Liliane» sur Canal+ et j’ai des projets d’écriture mais j’en dis pas plus pour l’instant… (rires)

«Catherine et Liliane» est à retrouver en clair sur Canal + du lundi au jeudi à 21h. Avec Swisscom TV Air, vous profitez gratuitement de Swisscom TV sur votre ordinateur, votre tablette et votre Smartphone. Ainsi, vous pouvez regarder Swisscom TV, vos enregistrements inclus, où que vous soyez.

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