Plus à la mode Haute-Savoie: liquidation du fabricant de cravates Anthime Mouley

ATS

26.6.2024 - 18:30

L'entreprise familiale savoyarde Anthime Mouley, spécialisée dans la fabrication de cravates, va être placée en liquidation judiciaire après le non-renouvellement de l'un de ses principaux partenariats, a annoncé mercredi son dirigeant, déplorant le «déclin constant» de cet accessoire.

Depuis plus d'une dizaine d'années, le marché de la cravate est en déclin constant, selon le dirigeant de l'entreprise (image symbolique).
Depuis plus d'une dizaine d'années, le marché de la cravate est en déclin constant, selon le dirigeant de l'entreprise (image symbolique).
ATS

26.6.2024 - 18:30

Le tribunal de commerce de Thonon-les-Bains a jugé le 14 juin qu'il n'y avait «pas de continuité possible pour la société, et (qu')il sera donc procédé à sa liquidation», a déclaré François Vinas à l'AFP.

L'entreprise, actuellement détenue par sa famille et «pas du tout» endettée, n'a pas réussi à trouver de repreneur avant son dépôt de bilan, a-t-il expliqué.

Probables licenciements

La cinquantaine de salariés de l'entreprise, fondée en 1919 et installée depuis 30 ans à Gaillard en Haute-Savoie, devrait «malheureusement» faire l'objet d'un licenciement économique.

Anthime Mouley, labellisée Entreprise du Patrimoine Vivant, concevait et fabriquait des accessoires textiles «premium» (cravates, noeuds papillon, écharpes) pour plusieurs grandes marques.

La petite entreprise a subi un «revers fatal» lorsque la Maison Lanvin, son principal partenaire, représentant plus de 40% de sa production depuis l'origine, a décidé de ne pas renouveler la licence exclusive qui les liait depuis «plus de 70 ans», selon la société.

«Depuis déjà plus d'une dizaine d'années, le marché de la cravate, et du formel en général, est en déclin constant. Les gens qui font des costumes, notamment, vous diront la même chose. Et je pense que la cravate a été encore plus impactée», a relevé M. Vinas.

«Il ne s'agit pas seulement d'un phénomène conjoncturel ou de mode, mais d'un phénomène profondément sociétal et structurel (...). Si vous regardez aujourd'hui, Lanvin vend principalement des baskets. Ils ont changé de stratégie, de toute évidence», selon M. Vinas, qui dirigeait le groupe depuis 26 ans.

ATS