Shell engrange à nouveau des bénéfices grâce à la hausse des cours

afp

29.7.2021 - 09:00

Si la demande repart, l'offre reste quant à elle encore limitée en raison des efforts des pays de l'Opep et de ses partenaires pour limiter la production. Ils ont toutefois opté ce mois-ci pour un relèvement mesuré de la production (archives).
ATS

Le géant des hydrocarbures Royal Dutch Shell a annoncé jeudi un bénéfice net de 3,4 milliards de dollars (environ 3,1 milliards de francs) au deuxième trimestre, profitant du fort rebond des prix du pétrole depuis l'an dernier.

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29.7.2021 - 09:00

Le groupe anglo-néerlandais avait subi une perte abyssale de plus de 18 milliards de dollars à la même période de 2020, sous l'effet de dépréciations d'actifs record face au plongeon du marché, selon un communiqué.

Les cours du brut, qui évoluaient péniblement entre 30 et 40 dollars au printemps 2020, sont depuis progressivement et nettement repartis de l'avant.

Ils évoluent désormais autour de 70 dollars, grâce à la reprise mondiale du fait du redémarrage des grandes économies et des campagnes de vaccination en cours.

Si la demande repart, l'offre reste quant à elle encore limitée en raison des efforts des pays de l'Opep et de ses partenaires pour limiter la production. Ils ont toutefois opté ce mois-ci pour un relèvement mesuré de la production.

Shell était déjà revenu dans le vert au premier trimestre, avec un confortable bénéfice net de 5,7 milliards de dollars.

Au cours du deuxième trimestre, son chiffre d'affaires a presque doublé à 60,5 milliards de dollars, pour une production en très légère baisse à 3,25 millions de barils équivalent pétrole par jour.

Fort de ses résultats en nette amélioration, le groupe a décidé de récompenser ses actionnaires, après avoir dû se serrer la ceinture l'an dernier.

Shell va augmenter le montant de son dividende et lancer un programme de rachats d'actions de 2 milliards de dollars jusqu'à la fin de l'année.

«Nous accélérons les distributions aux actionnaires (...) tout en continuant à investir dans le futur de l'énergie», a déclaré le directeur général Ben van Beurden.

Le groupe est toujours extrêmement dépendant des profits tirés du pétrole et du gaz, cet argent devant lui permettre de fidéliser ses actionnaires tout en finançant sa transition énergétique, même si les ONG estiment qu'il ne va pas assez vite en la matière.

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