5 millions pour la route Dombresson-Villiers

ATS

3.9.2019 - 17:00

Les surfaces agricoles ont subi aussi de forts dégâts, à la suite du tsunami qui a déferlé sur Villiers et Dombresson à fin juin (archives).
Source: KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

Le Grand Conseil neuchâtelois a accepté mardi à l'unanimité un crédit urgent de cinq millions, en lien avec les inondations à Val-de-Ruz à fin juin. Ce montant sert à sécuriser et à remettre en état la route entre Villiers et Le Pâquier et le lit du Ruz Chasseran.

Le coût des travaux a été estimé de façon approximative entre quatre et sept millions de francs «pour aller de l'avant», a expliqué le conseiller d'Etat Laurent Favre. Un crédit d'engagement de cinq millions de francs «a semblé adapté à la situation», a ajouté le chef du Département du développement territorial et de l'environnement.

Actuellement, de nouveaux éléments sont apparus – il faut par exemple évacuer 2000 m3 de matériaux pollués – et la facture finale devrait plutôt s'élever à 6-7 millions, a expliqué Laurent Favre qui a précisé que le canton pourrait toucher jusqu'à un million de la Confédération.

En sus de la route et du cours d’eau, les intempéries ont également provoqué d’importants dégâts dans de nombreux chemins, routes et terrains agricoles sur le territoire de Val-de-Ruz, propriétés de privés et de la commune. Les députés ont accepté à l'unanimité un crédit d'engagement de 1,12 million de francs pour remettre en état les terrains et les ouvrages de génie rural.

La part fédérale de ces subventions d'investissement se monte à 420'000 francs, soit 30%, la cantonale à 700'000 francs. L'obtention de subventions fédérales provient du domaine des améliorations foncières agricoles.

100'000 francs: Chaîne du Bonheur

Les présentes demandes de crédit concernent uniquement les travaux urgents de remise en état de la route Dombresson-St-Imier (BE) – qui devrait rouvrir à l'automne -, du cours d’eau et des infrastructures agricoles.

Des députés ont demandé au Conseil d'Etat de prendre des mesures pour éviter que cette situation ne se reproduise. «Il faut tirer la leçon de cette montée des eaux et prévenir les dérèglements futurs», a expliqué le popiste Daniel Ziegler. «Il ne faut pas être trop alarmiste et savoir raison garder», a répondu Laurent Favre.

Concernant le montant des dégâts aux bâtiments, il se monte à 13,6 millions de francs pour 359 bâtiments sinistrés, selon les derniers chiffres de l'Ecap publiés par Arcinfo. Au niveau de l'assurance ménage, La Mobilière a enregistré des demandes de dédommagement pour un total de 3,5 millions. La Chaîne du Bonheur a récolté plus de 100'000 francs pour aider les sinistrés.

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