20 ans après

«Je me surprends parfois à regarder où se trouve la sortie de secours»

ot, ats

4.9.2021 - 07:48

Vingt ans après, le politicien zougois Gerhard Pfister ressent encore personnellement les conséquences de l'attentat au parlement zougois. Il avait fait 14 morts.

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4.9.2021 - 07:48

M. Pfister, alors député au parlement zougois, n'avait pas été blessé lors de l'attentat survenu le 27 septembre 2001.  Aujourd'hui, il est souvent mal à l'aise dans des espaces fermés avec de nombreuses personnes. (archives)
M. Pfister, alors député au parlement zougois, n'avait pas été blessé lors de l'attentat survenu le 27 septembre 2001.  Aujourd'hui, il est souvent mal à l'aise dans des espaces fermés avec de nombreuses personnes. (archives)
KEYSTONE

Dans une interview publiée samedi dans la Schweiz am Wochenende, le président du Centre explique se sentir mal à l'aise dans des espaces fermés avec de nombreuses personnes. «Je dois souvent me pousser un peu et, même aujourd'hui, je me surprends parfois à regarder où se trouve la sortie de secours», explique le conseiller national de 58 ans.

M. Pfister, alors député au parlement zougois, n'avait pas été blessé lors de l'attentat survenu le 27 septembre 2001. Il s'était allongé sur le sol derrière une rangée de bancs dans la salle du parlement alors que le tireur faisait feu autour de lui et terrassait des politiciens et des politiciennes.

Il explique qu'aujourd'hui encore il a un réflexe d'alerte lorsque quelque chose d'imprévu se produit dans la salle du Conseil national, par exemple si le couvercle d'un pupitre tombe ou s'il y a des manifestations ou de l'agitation dans les tribunes.

«Ton plus haineux»

Le 27 septembre 2001, un individu en conflit avec les autorités, avait pénétré lourdement armé dans la salle du parlement zougois et ouvert le feu. Il avait abattu onze parlementaires et trois membres du gouvernement avant de se suicider. Quinze autres personnes avaient été blessées.

En ces temps de pandémie, M. Pfister observe une situation de menace «plus difficile». Il regrette que les conseillers fédéraux doivent plus souvent être mis sous protection. «Le ton devient plus haineux. Il y a un refus presque irrationnel de discuter», relève le Zougois.



Et d'ajouter qu'un «dialogue dur» doit toutefois rester possible. «Une bonne dispute est quelque chose de très intéressant et parfois nécessaire», selon lui. La limite se situe lorsque la haine entre en jeu et que l'on ne voit plus l'autre personne comme un être humain mais comme un ennemi, précise-t-il.

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