Norvège: encore des espoirs de retrouver des survivants 

ATS

4.1.2021 - 10:41

Les secours norvégiens n'abandonnent pas l'idée de retrouver des survivants dans la municipalité de Gjerdrum, ravagée il y a cinq jours par un glissement de terrain, ont-ils annoncé lundi. La catastrophe a fait sept morts et trois disparus.

Secouristes à l'oeuvre dans le village d'Ask in Gjerdrum
ATS

«Nous sommes encore dans une opération de sauvetage, ce qui veut dire que nous estimons que nous pouvons encore trouver des survivants», a déclaré le responsable des opérations de sauvetage, Roger Pettersen, lors d'un point de presse.

Municipalité de près de 7000 habitants à 25 kilomètres au Nord-Est d'Oslo, Gjerdrum a été le théâtre aux premières heures du 30 décembre d'un glissement de terrain dévastateur qui a emporté neuf bâtiments comprenant une trentaine de logements.

Dans un enchevêtrement de débris, de terre et de neige, les secours ont depuis retrouvé les corps de sept des dix personnes portées disparues, dont celui d'une fillette de deux ans.

Poches d'air

«Le froid joue bien sûr contre nous», a reconnu le responsable des équipes médicales, Halvard Stave, lors du point de presse lundi. «Tant qu'il reste des poches d'air dans les masses de terre aux endroits où les disparus ont pu se trouver, il est possible de survivre», a-t-il ajouté.

Le désastre a aussi fait dix blessés et provoqué l'évacuation de plus d'un millier de personnes, dont certaines ont pu, depuis, regagner leur domicile.

Pause nocturne

Après une pause dans la nuit afin d'améliorer les conditions olfactives pour les chiens de sauvetage, les recherches ont repris lundi matin.

Le lieu du sinistre a reçu dimanche la visite du roi Harald, visiblement ému, et samedi de la Première ministre Erna Solberg qui a souligné que le glissement de terrain était «l'un des plus graves» que son pays ait connu.

La terre qui a glissé est une argile spécifique, présente en Norvège et en Suède, qui peut se fluidifier et s'effondrer rapidement. Mais la probabilité d'un éboulement similaire dans la région reste faible, estime la Direction norvégienne des eaux et de l'énergie (NVE).

Retour à la page d'accueil

ATS