Brésil

Pire mois de juillet pour les feux au Brésil

ATS

1.8.2020 - 01:05

Le Pantanal brésilien est l'un des principaux sanctuaires de biodiversité au monde.
Source: KEYSTONE/EPA/HANDOUT

Le Pantanal brésilien, l'un des principaux sanctuaires de biodiversité au monde, a connu son pire mois de juillet pour les incendies. Cette situation dramatique a amené le gouvernement à déployer l'armée pour tenter d'éteindre les feux.

Les données de satellite disponibles vendredi sur le site de l'institut national des recherches spatiales (INPE) font état de 1669 foyers, trois fois plus qu'en juillet 2019, du jamais vu depuis que ces statistiques ont commencé à être comptabilisées, en 1998.

Le record précédent datait de juillet 2005, avec 1259 foyers repérés. Pour les sept premiers mois de 2020, le total s'élève à 4203 foyers, trois fois plus que l'an dernier sur la même période. Et l'année 2019 dans sa totalité avait déjà été particulièrement dévastatrice, avec six fois plus d'incendies qu'en 2018.

Le pire est à venir

Plus grande zone humide de la planète, le Pantanal, plaine inondée à 80% au coeur de la saison humide et sanctuaire d'une faune extrêmement riche, se situe à 62% en territoire brésilien.

Selon le ministère de la défense, cinq avions militaires ont été envoyés sur place et 320 soldats sont mobilisés depuis samedi dernier pour combattre ces incendies, dans l'Etat du Mato Grosso du Sud.

Située au nord du Pantanal, la forêt amazonienne a connu de son côté son pire mois de juillet depuis 2017, avec 6091 foyers. Mais le nombre de feux de forêt depuis le début de l'année a baissé de 9% par rapport aux sept premiers mois de 2019. Les spécialistes estiment toutefois que le pire reste à venir, car la saison sèche ne fait que commencer.

La déforestation en Amazonie a atteint un niveau record au premier semestre, avec 3070 kilomètres carrés déboisés, une hausse de 25% par rapport aux six premiers mois de 2019.

Très critiqué par les écologistes, le président d'extrême droite Jair Bolsonaro, au pouvoir depuis janvier 2019, a laissé entendre à plusieurs reprises qu'il avait l'intention d'autoriser des activités agricoles ou minières dans des zones protégées, notamment des territoires indigènes. Mais le gouvernement brésilien fait face ces dernières semaines à une forte pression internationale, notamment de la part d'investisseurs réclamant des «résultats» dans le combat contre la déforestation et les incendies.

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