Homicide Rixe mortelle à Besançon: le principal suspect incarcéré

ATS

24.2.2026 - 16:11

La victime a reçu un unique coup dans le dos, porté à l'arme blanche, probablement un couteau (image symbolique).
La victime a reçu un unique coup dans le dos, porté à l'arme blanche, probablement un couteau (image symbolique).
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Un homme de 27 ans soupçonné d'avoir mortellement poignardé un jeune lors d'une rixe, samedi à Besançon, a été mis en examen pour meurtre et écroué, a indiqué mardi le parquet de la ville.

Keystone-SDA

Un second individu âgé de 29 ans, soupçonné d'avoir participé à la bagarre, a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire pour «violences en réunion», a précisé la vice-procureure de Besançon, Christine de Curraize, lors d'une conférence de presse.

Les services de police étaient intervenus samedi vers 17h00 pour une rixe mortelle dans le quartier populaire de Planoise, à Besançon. La victime, qui a reçu un unique coup dans le dos, porté à l'arme blanche – probablement un couteau – est décédée lors de son transfert au CHU de Besançon. Elle avait 24 ans, selon Mme de Curraize, alors qu'une source policière avait évoqué dimanche, au lendemain des faits, une victime âgée de 19 ans.

D'après les premiers éléments de l'enquête policière, une rixe avait initialement éclaté entre la victime et l'homme de 29 ans pour «un différend financier», selon la magistrate. «Les proches de la victime seraient ensuite intervenus dans les violences, ce qui aurait amené la famille de la partie adverse à également venir en soutien, munie d'armes de type couteau», a-t-elle poursuivi. C'est à ce moment que la victime a été poignardée.

Les déclarations de l'homme de 29 ans sont «évolutives» et l'enquête se poursuit pour déterminer le déroulé exact des faits, selon la procureure.

A ce stade des investigations, il est «uniquement évoqué un différend financier», a-t-elle ajouté, soulignant qu'il était «beaucoup trop tôt» pour dire si les faits s'inscrivent dans un contexte de trafic de stupéfiants, comme l'avait affirmé dimanche à l'AFP une source proche du dossier.

Les mis en examen sont déjà connus de la justice pour des faits de violences ou des délits routiers. Deux couteaux et deux barres de fer avaient été saisis sur les lieux de l'affrontement et plusieurs personnes avaient été initialement interpellées.