Salvini fait monter la pression sur l'Europe

ATS

28.7.2019 - 12:57

Selon Matteo Salvini, la question migratoire concerne tout le continent européen
Source: KEYSTONE/EPA ANSA/CESARE ABBATE

Avant de laisser descendre les quelque 130 migrants bloqués depuis trois jours à bord du navire Gregoretti, l'Italie attend un accord de l'UE. C'est ce qu'a annoncé le gouvernement de la Péninsule dimanche.

Le navire des garde-côtes italiens Gregoretti a pu accoster dans la nuit dans le port militaire d'Augusta près de Catane, en Sicile. Partis de Libye à bord de deux embarcations distinctes, quelque 140 migrants avaient été secourus par des vedettes des garde-côtes jeudi soir. Puis ils ont été transférés sur ce navire de ravitaillement.

Six d'entre eux ont bénéficié dans la foulée d'une évacuation médicale vers l'île de Lampedusa. Samedi soir, alors que le navire était en rade de Catane, une femme enceinte de sept mois, ses deux jeunes enfants et son compagnon ont également pu débarquer.

Plan de répartition attendu

Mais le ministre de l'Intérieur, Matteo Salvini, répète qu'il ne laissera débarquer les autres en Italie qu'une fois qu'il disposera d'un plan pour les répartir dans d'autres pays de l'Union européenne.

Cette démarche semble destinée à tester la résolution du président français, Emmanuel Macron, qui avait annoncé lundi un accord entre 14 pays européens pour mettre en oeuvre un «mécanisme de solidarité». Cette déclaration avait été immédiatement raillée par M. Salvini, du fait qu'il partait du principe que les migrants devaient d'abord débarquer en Italie.

L'affaire «de tout le continent»

«Le Gregoretti a accosté cette nuit dans le port d'Augusta, comme il est normal pour un navire militaire. Maintenant, il faut que l'UE réponde, parce que la question migratoire concerne tout le continent», a déclaré Danilo Toninelli, ministre de tutelle des garde-côtes, dans un communiqué dimanche matin.

Alors que des médias ont pu filmer samedi le Gregoretti à l'arrêt face à Catane et les efforts dérisoires des migrants pour se protéger du soleil sur le pont, les journalistes n'ont pas été autorisés dans l'immédiat à pénétrer dans l'enceinte du port militaire d'Augusta dimanche matin.

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