Des antispécistes demandent la libération d'un des leurs

ATS

7.6.2019 - 12:43

La police municipale est venue s'informer de la raison du rassemblement auprès des militants antispécistes, tolérant la manifestation pour autant qu'elle demeure sur le domaine public.
Source: KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

Une quinzaine de militants antispécistes se sont rassemblés vendredi matin devant le Ministère public genevois pour protester contre la prolongation de détention d'un de leurs camarades, soupçonné d'actes de vandalisme. Ce militant est en prison depuis le 1er décembre.

Sa détention a été prolongée de 2 mois jeudi, a fait savoir une représentante du comité de soutien du prévenu. Aux yeux de cette jeune femme, rien ne justifie une telle décision. Le militant reste derrière les barreaux, car il porte «une étiquette antispéciste». Pour elle, la détention relève de motifs purement politiques.

Le militant antispéciste est soupçonné d'avoir participé à plusieurs actes de vandalisme, notamment des caillassages de vitrines de boucherie à Genève et à Nyon, des dégradations dans l'abattoir de Perly (GE), et des attaques de locaux liés à l'expérimentation animale dans le canton de Fribourg.

La ligne de défense du militant antispéciste est de garder le silence, a expliqué son comité de soutien. Le Tribunal des mesures de contraintes de Genève a décidé de prolonger sa détention de deux mois car les enquêtes ne sont pas encore terminées et en raison des risques de récidive que cette personne présente.

Le militant incarcéré a en effet déjà été condamné par le passé pour des actes similaires commis dans d'autres contextes. Il avait demandé sa libération devant le Tribunal des mesures de contrainte. Le procureur Adrian Holloway avait plaidé, de son côté, en faveur d'une prolongation de détention d'une durée de 3 mois.

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ATS