Foot sauvage: la police veille au grain

ATS

24.5.2020 - 18:01

Les polices sont sur le qui-vive pour empêcher la tenue de nouveaux matches de football sauvages, comme ceux de Lausanne et Chavannes-près-Renens (VD) en fin de semaine dernière. Dimanche, c'est la police genevoise qui a dû intervenir.

«Nous avons été avertis par le service des sports de la Ville de Genève qui nous a signalé qu'une partie de football avait lieu sur un terrain de Vessy en présence de 300 personnes», a expliqué le porte-parole de la police genevoise Alexandre Brahier, confirmant une information de 20 Minutes.

La police a envoyé ses patrouilleurs Covid et les gens se sont dispersés à leur arrivée. Les joueurs ont obtempéré et sont partis.

«Nous restons vigilants. Mais nous ne sommes pas à l'abri que d'autres matches soient à nouveau organisés on ne sait trop où au cours des prochains jours», a indiqué Florence Frei, porte-parole de la police cantonale vaudoise, contactée dimanche par Keystone-ATS.

Elle a reconnu que le problème était «complexe», sachant que les jeunes qui participent à ces matches peuvent facilement et rapidement se réunir grâce aux réseaux sociaux et à des messages privés.

De son côté, la police lausannoise a indiqué qu'elle avait multiplié les patrouilles pour éviter de tels rassemblements sur son territoire. On rappellera aussi qu'elle avait pris des mesures radicales vendredi soir en enlevant plusieurs buts situés dans le quartier des Boveresses, où environ 1000 jeunes s'étaient réunis jeudi soir autour du terrain de foot.

Les clubs condamnent

Si la police devait à nouveau être prise de court, c'est «le principe de proportionnalité» qui serait appliqué, a rappelé Mme Frei. A Chavannes-près-Renens mercredi puis le lendemain aux Boveresses, la police avait ainsi préféré rester à distance pour éviter d'éventuels débordements, plutôt que de se risquer à disperser la foule.

Aucune amende ou dénonciation n'a encore été prononcée pour ces attroupements interdits en raison du coronavirus. Mais des enquêtes ont été ouvertes pour essayer d'identifier les organisateurs et les participants.

Dans un communiqué commun publié samedi soir, le Lausanne-Sport et le Servette FC ont aussi affirmé qu'ils prendraient des sanctions s'ils s'avéraient qu'un ou plusieurs de leurs joueurs avaient pris part à de telles rencontres. «Le LS et le SFC condamnent formellement ces comportements», ont écrit les deux clubs.

Impatience

Hormis ces débordements footbalistiques, le canton de Vaud a vécu un week-end de l'Ascension relativement calme, a indiqué Florence Frei. La police a dû sanctionner quelques personnes qui ne respectaient pas les directives sanitaires dans l'espace public, mais il n'y a pas eu de recrudescence par rapport aux week-ends précédents.

«Les gens respectent encore relativement bien les consignes, même si on sent qu'ils en ont marre», a reconnu la porte-parole de la police vaudoise. Elle a expliqué qu'une certaine «impatience» existait également du côté des forces de l'ordre, qui ont hâte que le Conseil fédéral assouplisse les directives en vigueur.

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