Rudolf Hauri

Rudolf Hauri: «La situation est redevenue incertaine et n'est pas maîtrisée»

bu, ats

14.9.2021 - 14:46

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14.9.2021 - 14:46

La pandémie n'est pas terminée, a déclaré mardi Rudolf Hauri, président de l'Association des médecins cantonaux de Suisse, lors du point de presse des experts. Et les contaminations sont plus hautes aujourd'hui que l'été dernier.

Rudolf Hauri est le président de l'Association des médecins cantonaux de Suisse.
Rudolf Hauri est le président de l'Association des médecins cantonaux de Suisse.
KEYSTONE

La situation est redevenue incertaine et ne peut pas encore être qualifiée de maîtrisée. La recherche des contacts fonctionne à plein régime, mais n'est pas en mesure de contenir suffisamment le virus.

L'infection des adolescents et des jeunes ne peut être évitée. Toutefois, des tests réguliers et le port obligatoire du masque à l'école permettent d'éviter la propagation incontrôlée du virus.

Dans les écoles et les crèches, les règles de quarantaine doivent être traitées de manière différenciée. Plus le taux de vaccination sera élevé, plus vite ces règles pourront être assouplies, a déclaré M. Hauri.

Il faut encore vacciner avant de lever les mesures

Le nombre de personnes vaccinées en Suisse doit être plus nombreux avant de discuter de la levée de toutes les mesures de protection, a complété Patrick Mathys. Le taux de couverture vaccinal doit particulièrement augmenter chez les jeunes.

Le virus circule particulièrement chez les jeunes, a souligné le chef de la section Gestion de crise et collaboration internationale de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Selon M. Mathys, un bon 40 % des jeunes de 10 à 19 ans ont déjà reçu une dose.

La demande de vaccinations a augmenté ces derniers jours. En moyenne, 27'000 injections ont eu lieu, a-t-il relevé mardi au cours d'un point de presse des experts de la Confédération.

Vaccination encouragée même lors de la grossesse

Les femmes qui envisagent une grossesse devraient également être vaccinées, a relevé mardi devant les médias le président de la commission fédérale pour les vaccinations Christoph Berger. La vaccination protège la femme et l'enfant à naître d'une évolution négative de la maladie. Le consentement écrit du médecin n'est plus nécessaire.

De plus en plus de données montrent que les avantages de la vaccination des femmes enceintes l'emportent sur les risques, a souligné M. Berger. Les femmes enceintes ont un risque accru de se retrouver à l'hôpital et même aux soins intensifs avec le Covid. Il existe également un risque de fausse couche.

Aucune conséquence grave n'a été observée chez les 150'000 femmes enceintes vaccinées aux Etats-Unis. Une telle recommandation de vaccination existe également dans d'autres pays, notamment récemment en Allemagne. Aucun problème de fertilité n'est non plus à craindre.

bu, ats