Alimentation et fitness

A table avec la star du ski Wendy Holdener

Marjorie Kublun

23.10.2018

Souvent en déplacement, la skieuse Wendy Holdener aime rentrer pour retrouver les petits plats de chez elle. «Bluewin» a rencontré Wendy et sa mère Daniela Holdener aux fourneaux où elles ont concocté un de leurs plats préférés. Et nous avons saisi l'occasion pour parler cuisine et alimentation avec la championne olympique.

Nous rencontrons Wendy Holdener à un événement organisé pour ses fans: un cours de cuisine en coopération avec son sponsor Electrolux. Au menu, une recette de son enfance: «Paupiettes-purée-carottes à la Maman Holdener» qu'elle a cuisinée avec sa mère.

Après le dessert (une crème au chocolat faite maison) la star du ski de Suisse centrale - qui se prépare depuis des semaines pour la coupe du monde de ski alpin qui commence les 27 et 28 octobre – se prend un moment pour une petite interview.

Quel rôle joue l'alimentation dans votre vie?

Ma vie est totalement axée sur le sport, c'est la raison pour laquelle l'alimentation est un sujet majeur. Lorsque l'on s'entraîne durement, il est important de manger ce qu'il faut, afin d'augmenter la masse musculaire. La bonne alimentation joue aussi un rôle dans la récupération. Je regarde avec attention ce que je mange, ce qui peut parfois s'avérer difficile lorsqu'on passe la plupart de son temps dans des hôtels.

A quoi prêtez-vous particulièrement attention question alimentation?

Il est primordial de consommer assez de protéines aux repas – pour le développement musculaire et pour la récupération. Le soir, je veille à ne pas apporter que des féculents à mon corps.

Misez-vous sur des protéines d'origine animale ou végétale?

J'aime les repas légers. Par exemple à base d'œuf ou avec du quinoa. En plus, je prends des poudres de protéines si je n'ai pas mangé assez de protéines lors de mes repas principaux. Le soir aussi, je peux boire un shake protéiné si je suis fatiguée après un entraînement intensif. En revanche, il faut faire attention à ne pas prendre de poids. C'est un exercice d'équilibre, vu qu'on grossit rapidement si on prend des protéines et qu'on ne bouge pas assez.

Prêtez-vous attention à la règle «le matin, mange comme un roi ; à midi comme un prince ; le soir comme un mendiant»?

Peu importe l'heure à laquelle je me lève, j'ai toujours bon appétit le matin. A midi, étant donné que je mange toujours chez ma mère ou ma tante dû à mon emploi du temps et mon entraînement, je mange ce qu'il y a. Le soir, je cuisine selon mes envies.

Avez-vous un nutritionniste?

J'en ai eu un qui m'a donné beaucoup de conseils. Mais maintenant je le contacte deux fois par an quand j'ai des questions.

Quel type de mangeur êtes-vous?

Je suis du genre pas compliqué mais qui n'aime pas attendre son repas trop longtemps.

Pourquoi les «paupiettes avec de la purée et des carottes font-elles partie de vos plats préférés?

Lorsque je suis en déplacement je ne peux pas en manger. Donc c'est quelque chose de spécial lorsque je rentre à la maison et qu'on déguste ce plat en famille.

Combien de viande consommez-vous par semaine?

Je ne suis pas du genre à aimer un gros bout de viande dans mon assiette. Plutôt un plat avec de la viande émincée. Mais je mange de la viande presque tous les jours, du moins plusieurs fois par semaine.

Que pensez-vous des athlètes de compétition qui s'alimentent de façon végétalienne?

Je dis «chapeau» si cela fonctionne. C'est quand même fou que certains le veuillent et y arrivent comme Djokovic par exemple, car ce n'est pas évident, surtout qu'on est toujours en déplacement en tant qu'athlète. La tendance va clairement vers une alimentation saine et la réduction de viande. Personnellement, en tant que sportive qui a besoin de beaucoup de protéines, je ne peux pas renoncer à la viande. Mais je suis consciente que certains élevages d'animaux sont atroces. Donc je veille à n'acheter que de la bonne qualité et du bio.

Wendy Holdener (à droite) en cuisine avec ses fans et Marjorie Kublun, rédactrice Bluewin.
Wendy Holdener (à droite) en cuisine avec ses fans et Marjorie Kublun, rédactrice Bluewin.
mk

Que cuisinez-vous lorsque ça doit aller vite?

Le soir, il faut une portion plus petite. Par exemple une omelette, une soupe aux œufs ou une crèpe.

Etes-vous souvent en cuisine lorsque vous n'êtes pas sur la piste?

J'aime bien essayer les nouvelles recettes que j'ai trouvées. Surtout des recettes saines en pâtisserie. Ainsi, je me fais moi-même des collations pour le sport, par exemple du gâteau à la banane ou des barres de céréales.

A part ces snacks sport faits maison, vous mangez quoi d'autre pendant l'entraînement?

Durant les entraînements, on dépense beaucoup d'énergie et on a besoin de snacks pour compenser. Je mise aussi sur les fruits et les fruits secs.

Que mangez-vous avant et après une compétition?

Il n'y a rien de spécial que je mange avant ou après. Je dis seulement: pas trop de féculents, car ça peut te rendre fatigué.

Que dites-vous de la tendance des superfoods?

Je n'ai jamais eu la fièvre des superfoods. De temps à autre, je prends des graines de chia mais c'est tout. En revanche, j'adore les fruits rouges et j'en profite en été.

Comment est la répartition des rôles chez vous en cuisine? Qui cuisine, qui range ensuite?

Les deux me vont. Mais c'est mieux de tout faire ensemble.

Avez-vous un cuisinier privé?

Non, juste pour certaines courses et en camp d'entraînement. Durant notre camp d'entraînement de ski en Argentine, nous avions emmené un cuisinier. Lorsqu'on est en voyage pendant plus longtemps, il faut avoir de la bonne nourriture. En effet, une mauvaise alimentation peut influer sur l'humeur.

Le souvenir de votre pire expérience à table?

J'ai été en Nouvelle-Zélande il y a environ six ans où j'ai soupé dans un restaurant très noble. J'y avais commandé un plat avec du canard que je n'ai malheureusement pas du tout apprécié. Au final, je me suis fait des toasts au Nutella en rentrant car j'avais encore faim.

Et où avez-vous le mieux mangé?

Ce que je préfère, c'est à la maison, que ce soit chez ma mère ou ma tante. Je n'aime pas trop manger au restaurant ou à l'hôtel. Plutôt des plats fins et légers en privé.

Votre restaurant préféré en Suisse?

L'"Alpenblick" à Unteriberg, une pizzeria dans notre village. Ils proposent aussi de délicieux plats typiquement suisses comme le "poulet en corbeille" avec la meilleure sauce qui existe.

Des mauvaises habitudes qui vous dérangent à table?

Le portable n'a rien à faire à table. Nous y faisons attention lorsque nous mangeons en équipe. Cette mauvaise habitude m'agacerait encore plus chez des amis que je n'ai pas vus depuis longtemps.

Avec quelle boisson arrosez-vous vos victoires?

Aux Jeux Olympiques 2018 en Corée du Sud, il y avait une boisson, une sorte de vodka-gin, ce qui n'était pas trop mon truc. Ça allait pour lever les verres. Si je devais choisir une boisson ce serait du thé glacé.

Qu'aimez-vous grignoter?

Des chips.

Auberge ou restau branché?

Auberge.

Gâteau au chocolat ou pizza?

Pizza.

Tofu ou steak?

Aucun des deux, plutôt du poulet.

Sushi ou fondue?

La fondue.


Vous voulez refaire la recette traditionnelle de Wendy Holdener «Paupiettes-purée-carottes à la Maman Holdner»? La voici!

Ingrédients pour les paupiettes :

4 escalopes de boeuf plates d' environ 120g (ou les aplatir soi-même)

2 CAS (cuillérées à soupe) de moutarde forte

8 tranches de lard

300 g de fond de veau dilué dans de l'eau

1 CAS de persil haché ou de marjolaine hachée

(chez Wendy, sans herbes)

1 CAS de Cognac (chez Wendy sans Cognac)

Beurre pour faire revenir

sel et poivre

1 CAS de farine

4 échalottes coupées dans le sens de la longueur

1 gousse d' ail écrasée

100 g de légumes coupés en brunoise

2 dl de vin rouge

1 dl de bouillon

Pour la purée:

1 kg de pommes de terre à chair farineuse

env. 2 dl de crème

40 g de beurre en petits morceaux

sel-poivre

un peu d' huile de truffe

1 à 2 truffes

pour les carottes :

1 kg de carottes avec leurs fanes

1 CAS de beurre

½ CAC (cuillère à café) de sucre

sel-curry

½ bouquet de ciboulette coupée finement

Préparation

Mettre les escalopes à plat, les couvrir de moutarde et des tranches de lard

Mélanger le fond de veau avec les herbes et le cognac et étaler ce mélange sur le lard

Retourner les bouts du lard vers l' intérieur et empaqueter la masse en enroulant les escalopes sur elles-mêmes puis les fixer avec des cure-dents et assaisonner.

Faire revenir les paupiettes dans le beurre à feu fort puis les mettre dans un plat allant au four.

Mettre le farine, les échalottes, l' ail et les légumes dans une poele , faire revenir le tout puis ajouter le vin et le bouillon, faire bouillir un peu et verser le tout sur les paupiettes.

Mettre au four à 150 degrés pendant 2 heures

Goûter la sauce, l' assaisonner si nécessaire, la mixer ou la passer au chinois ou dans une passoire et y ajouter du liquide si nécessaire.

La purée:

Faire un peu bouillir la crème.

Presser les pommes de terre puis les mélanger à la crème et au beurre.

Ensuite battre le tout pour rendre le mélange onctueux et assaisonner.

Servir avec un peu d' huile de truffe et de la truffe rapée sur le dessus.

Décorer avec des chips.

Les carottes :

Blanchir quelques minutes les carottes et quelques fanes dans de l' eau bouillante salée.

Chauffer le beurre et le sucre, y ajouter les carottes et les glacer en secouant la poele.

Assaisonner avec du sel et du curry et servir avec de la ciboulette sur le dessus.

BON APPÉTIT !

La Coupe du monde de ski alpin 2018/19 commence ce weekend

Plus que quelques jours avant que ça ne recommence pour Wendy Holdener: la nouvelle saison de la Coupe du monde de ski alpin commence ces 27 et 28 octobre avec deux slaloms géants à Sölden, Autriche. Plus de 90 courses sur trois continents seront au programme jusqu'à la mi-mars 2019.

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