Ce que tout le monde devrait savoir

Des randonnées respectueuses de l’environnement pour le bien de la Suisse

Meret Meier, blog durabilité

9.10.2018

Rien de mieux qu’un bain rafraîchissant dans un lac de montagne. Cependant, nous contribuons malgré nous à sa pollution du fait de nos crèmes solaires, parfums, déodorants et savons. Image: le Fleschensee au-dessus de Bellwald, dans le canton du Valais
Rien de mieux qu’un bain rafraîchissant dans un lac de montagne. Cependant, nous contribuons malgré nous à sa pollution du fait de nos crèmes solaires, parfums, déodorants et savons. Image: le Fleschensee au-dessus de Bellwald, dans le canton du Valais
Keystone/Walter Bieri

Pleine nature, liberté et paysage intact sont les mots d’ordre de la randonnée. Afin que cela perdure, il convient de tenir compte de quelques facteurs dont le respect des zones naturelles protégées, le ramassage des déchets et le choix d’une bonne crème solaire.

La fin de l’été et l’automne sont les saisons idéales pour la randonnée. Par chance, la plupart des randonneurs sont des amoureux de la nature et mettent un point d’honneur à préserver l’environnement. Néanmoins, certaines règles de conduite doivent être respectées pour une randonnée respectueuse de l’environnement – pour le bien de la Suisse.

Ramassage des déchets

«N’emportez avec vous rien d’autre que des souvenirs, ne laissez derrière vous rien d’autre que les empreintes de vos pas», telle pourrait être la devise de toute randonnée ou balade en forêt. Si cela peut sembler logique, certains supposent que la nature se chargera de tout faire disparaître avec le temps. Petits papiers, mégots et peaux de bananes sont des déchets qui doivent être ramassés puis jetés à votre retour. En effet, si un trognon de pomme se décompose en deux semaines, une peau d’orange peut prendre jusqu’à deux ans pour disparaître entièrement.

Naturel et biodégradable, le papier se décompose quant à lui en six semaines seulement. Ce chiffre s’applique cependant uniquement au papier totalement naturel. Aujourd’hui, de nombreux papiers d’emballage contiennent des colorants, des adhésifs ou du vernis, qui prolongent considérablement leur temps de décomposition. Métaux et plastiques, eux, ont besoin de 80 à 200 ans avant de totalement disparaître. Il convient donc de ne jamais les laisser en pleine nature. Pour les bouteilles en PET, cela peut même prendre jusqu’à 500 ans. Enfin, le verre ne se décompose jamais et demeure intact pendant des milliers d’années*.

Baignade dans le lac de montagne

Quoi de mieux qu’une baignade rafraîchissante dans un lac de montagne? Surtout par de fortes chaleurs et après une longue randonnée. Nous oublions pourtant souvent que nous nous sommes préalablement enduits et vaporisés de toutes sortes de parfums, de déodorants et de crèmes solaires qui pollueront les eaux du lac. Comme leur nom l’indique, les crèmes solaires dites «chimiques» contiennent des composés chimiques qui n’ont rien à faire en montagne.

De plus, les lacs de montagne n’ont généralement qu’un faible débit et un niveau d’eau relativement bas. Leur renouvellement et assainissement nécessitent donc un temps considérable. Privilégier la cosmétique naturelle, les produits minéraux ou tout simplement ne pas se baigner dans les lacs sont les seules solutions pour éviter la pollution. Vous trouverez plus d’informations sur la nocivité des crèmes solaire dites «chimiques» dans notre article consacré à ce sujet.

De la chimie dans les textiles

Les vêtements d’extérieur imprégnés de PFC (composés perfluorés) constituent un problème complexe et récurrent. L’agence fédérale allemande pour l’environnement a notamment abordé ce sujet: «Aujourd’hui, on en retrouve des traces partout, dans l’eau, dans le sang et même chez les ours polaires en Arctique. Il est prouvé que certains PFC ne sont pas biodégradables. Ils s’accumulent dans l’organisme et induisent des troubles de la fertilité». Lorsque vous achetez un vêtement imperméable, vérifiez donc toujours que celui-ci ne contient pas de PFC avant d’aller vous balader en pleine nature, là où les composés chimiques ne disparaissent jamais. Vous trouverez plus d’informations sur les PFC sur le site de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV).

Modernité et montagne

Aujourd’hui, toutes les stations de montagne n’ont d’autre choix que de proposer chaque année de nouvelles activités pour rester compétitives. Télécabines tournantes, trains à crémaillère rapides, funiculaires en pente raide et téléphériques à ciel ouvert: la tendance est à la surenchère. Là où il n’y avait autrefois qu’un espace prévu pour un barbecue, il faut aujourd’hui aménager pistes de luge, sentiers de vélo de montagne, parcs de cordes, ponts suspendus et autres aires de jeux. Là où vous aviez l’habitude d’acheter de la soupe ou du thé en montagne, vous trouverez désormais aussi des glaces italiennes, des plats asiatiques, des hamburgers et des frites. Dans l’idéal, chaque montagne doit être praticable à vélo électrique et disposer d’une piste dédiée aux parapentes.

La randonnée n’est-elle pourtant pas synonyme de détente, de tranquillité et de nature? Arriver en train et se balader tranquillement en montagne serait aussi une possibilité.

Faune et flore

Tout comme les réserves naturelles, les zones de tranquillité pour la faune sont des espaces à respecter auxquels il convient d’accorder une attention toute particulière. Ici, pas question de faire un barbecue, de laisser traîner ses déchets ou de faire du VTT. Outre le fait de respecter la loi en renonçant à ces activités, vous contribuez aussi au bonheur des générations suivantes qui pourront observer chamois ou bouquetins dans leur milieu naturel. Vous trouverez plus d’informations sur les randonnées respectueuses de l’environnement sur le site Internet du Club Alpin Suisse (CAS).

* Le temps de décomposition des déchets diffère selon les sources. Les données indiquées sont des valeurs moyennes et constituent une échelle approximative. Le temps nécessaire à la décomposition des déchets peut considérablement varier en fonction des précipitations, de la température, de l’acidité du sol, des bactéries, du rayonnement solaire, de l’altitude, etc.

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Meret Meier fait partie de l’équipe Corporate Responsibility de Swisscom. Elle est experte en responsabilité sociale, en protection de la jeunesse dans les médias et en communication.
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