L'Allemagne conservera-t-elle son titre?

ATS

5.6.2018

Citée parmi les favoris du tournoi, la Mannschaft espère conserver son titre mondial. Les Allemands, avec Neuer, ne devraient pas rencontrer de difficultés dans un groupe F composé, outre l'Allemagne, du Mexique, de la Suède et de la Corée du Sud.

L'Allemagne a les livres d'histoire dans le viseur en débarquant à la Coupe du monde 2018. La Mannschaft a l'occasion, en Russie, de devenir la nation la plus titrée de la planète ex aequo avec le Brésil et ses cinq étoiles et d'être la première équipe à conserver son titre mondial depuis 56 ans. Le titre mondial, remporté il y a quatre ans au Brésil, a ouvert l'appétit des hommes de Joachim Löw.

Remporter deux Coupes du monde consécutivement n'est en fait arrivé que deux fois dans toute l'histoire d'une compétition née en 1930: l'Italie l'a fait en 1934 et 1938, le Brésil également, en 1958 et 1962. Un autre temps, un autre contexte, un autre football.

L'Allemagne a sans doute les moyens d'enrichir un peu plus sa légende, s'appuyant sur une équipe expérimentée faisant également la part belle à quelques jeunes loups ayant émergé d'un réservoir hallucinant. Un constat renforcé en juin 2017 lors de la victoire de la Mannschaft à la Coupe des Confédérations avec un effectif très jeune et privé de la plupart des cadres.

Même si le groupe F n'est, sur le papier, pas évident à négocier, on imagine mal les Allemands rester à quai au sortir de la phase de poules. La lutte derrière promet en revanche d'être très serrée entre des sélections qui ont globalement la même qualité principale: une solidité qui leur permet de faire déjouer les adversaires.

C'est le cas du Mexique de l'inusable Rafael Marquez (cinquième Coupe du monde pour l'ancien défenseur de Barcelone, lequel fait partie des joueurs ayant disputés le plus de rencontres en Mondial). Dominateurs de la zone CONCACAF, les Mexicains débarqueront à ce Mondial avec une particularité: jamais encore ils n'avaient eu en leur sein plus de joueurs évoluant à l'étranger que de joueurs issus de leur championnat national.

Ayant appris à vivre sans le retraité Zlatan Ibrahimovic, la Suède n'est pas particulièrement spectaculaire ni particulièrement douée. Mais le bloc scandinave est robuste et chercher à le fissurer ne sera pas une partie de plaisir. Pas plus du reste que de courir après une Corée du Sud traditionnellement très physique.

Pour rappel, si la Suisse se qualifie dans son groupe E, elle affrontera en 8e de finale une des équipes de cette poule F.

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