L'Espagne et le Portugal en favoris

ATS

1.6.2018

Les deux voisins ibères partent avec les faveurs des pronostics dans le groupe B. Après un Mondial 2014 complètement raté, l'Espagne visera le titre... tout comme Cristiano Ronaldo.

Le groupe B semble a priori dégager une hiérarchie assez nette. L'Espagne et le Portugal font figure de favoris. Les espoirs de l'Iran et du Maroc paraissent minces.

Le premier gros choc de cette Coupe du monde aura lieu dès le 15 juin à Sotchi entre l'Espagne et le Portugal. Les voisins se connaissent bien, car plusieurs des piliers des deux sélections évoluent ensemble en club.

Cristiano Ronaldo affrontera ainsi ses coéquipiers du Real Madrid comme Sergio Ramos ou Isco, mais aussi ses traditionnels rivaux de Barcelone (Piqué, Iniesta, Busquets). Ces retrouvailles pourraient être explosives, compte tenu du tempérament chaud des acteurs. Ronaldo n'aura peut-être pas intérêt à aller se frotter de trop près à Ramos...

Le doublé pour le Portugal?

Le Portugal, vainqueur de l'Euro 2016, a entamé un rajeunissement de ses cadres, toujours sous la houlette de Fernando Santos. Mais CR7 demeure son meilleur atout, même à 33 ans. Ce Mondial russe constitue sans doute sa dernière occasion de compléter son palmarès avec le titre majeur.

Invaincue en grand tournoi de 2008 à 2012, l'Espagne a connu un coup de mou lors de la Coupe du monde 2014 et de l'Euro en France voici deux ans. L'arrivée du sélectionneur Julen Lopetegui en 2016 semble lui avoir redonné du mordant, puisqu'elle n'a pas connu la défaite en 18 matches.

Ce derby ibérique devrait donc déterminer l'équipe qui finira en tête du groupe, même si une surprise n'est jamais exclue. Dans cette optique, l'Iran du sélectionneur portugais Carlos Queiroz ne devra pas être pris à la légère, elle qui n'a jamais perdu durant son long parcours qualificatif dans la zone Asie.

"L'Iran est la meilleure équipe d'Asie sur les six dernières années. Au dernier Mondial, l'Argentine avait beaucoup souffert pour les battre" (1-0 en 2014), a rappelé Lopetegui. Messi avait délivré les siens dans les arrêts de jeu...

En poste depuis 2011, Queiroz est une vieille connaissance au Portugal, dont il a été le sélectionneur (2008-2010), et en Espagne, où il a entraîné le Real Madrid (2003-2004). Il connaît donc bien les deux gros bras du groupe.

Le Maroc jouera d'abord gros en tant que candidat pour l'organisation du Mondial 2026, qui doit être attribué le 13 juin. Deux jours plus tard, les Lions de l'Atlas affronteront l'Iran à Saint-Pétersbourg.

"Il va falloir être très intelligent et être au point techniquement, c'est une marche supérieure par rapport à ce qu'on peut avoir comme match en Afrique", a dit le sélectionneur français Hervé Renard.

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