Messi et l'Argentine sans certitude

ATS

5.6.2018

Qualifiée in-extremis pour le Mondial, l'Albiceleste débarque en Russie en plein doute. Opposée à la talentueuse Croatie, à l'Islande et au Nigeria, sa tâche s'annonce ardue dans le groupe D. 

Lionel Messi parviendra-t-il, enfin, à remporter un trophée avec l'Argentine ? A 31 ans - il les aura durant le Mondial -, la Puce de l'Albiceleste sait que la Coupe du monde 2018 est probablement sa dernière chance d'atteindre le Graal.

L'Argentine est la tête de gondole d'un groupe D plutôt relevé avec la très talentueuse Croatie de Luka Modric, Ivan Rakitic et Mario Mandzukic, la solide Islande et le puissant Nigeria. En 2014 au Brésil, Sud-Américains et Africains s'étaient d'ailleurs déjà croisés en phase de poule pour une victoire serrée des Argentins (voir ci-dessous).

Messi, finaliste battu par l'Allemagne en 2014, n'a même jamais soulevé la Copa America, l'Argentine restant sur quatre finales perdues, les trois dernières avec "Leo". Une anomalie que ne tolère pas le sélectionneur Jorge Sampaoli pour qui "le football doit un Mondial à Messi".

Auteur de quatre buts au Brésil voici quatre ans, tous inscrits lors de la phase de poules, Messi avait toutefois moins pesé sur la fin du tournoi. Ce Mondial 2018 doit être le sien, comme l'Euro 2016 a été celui de son rival portugais Cristiano Ronaldo.

Sauf que la Croatie, l'Islande et le Nigeria ne vont absolument pas se présenter en victimes expiatoires. Les Croates ont du reste une revanche à prendre, eux qui avaient livré un très bon match d'ouverture contre le Brésil en 2014 mais avaient été battus (3-1) à la suite d'une grossière erreur d'arbitrage. Une défaite qui avait grandement conditionné la suite de leur parcours.

La minuscule Islande, étonnante quart-de-finaliste de l'Euro 2016 (un parcours à redécouvrir en vidéo ci-dessous), découvrira quant à elle avec bonheur les joies de la Coupe du monde. Et les Vikings comptent bien prolonger leur état de grâce tout au long de cette première participation à la plus belle de toutes les compétitions. Gageons que, deux ans après la France, le célèbre clapping islandais va conquérir la Russie.

Un Mondial que les Nigérians de l'ancien coach d'YB Gernot Rohr connaissent plutôt bien, puisqu'ils ont atteint les 8es de finale par trois fois, dont lors de la dernière édition. Or le bilan des Super Eagles dans les éliminatoires est éloquent, avec une première place assurée haut la main dans un groupe pourtant hautement explosif composé, également, de l'Algérie, du Cameroun et de la Zambie.

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