Favre-Akanji: un duo suisse serein mais prudent

2.10.2018

Lucien Favre et Manuel Akanji ont toutes les raisons d'être satisfaits après le début de saison du club de Rhénanie-du-Nord-Westphalie en Bundesliga. Les Suisses de Dortmund, avec Roman Bürki, attendent en Ligue des champions un AS Monaco en perdition en Ligue 1. Mais toujours prudent, "Lulu" ne veut surtout pas faire des Monégasques des sparring-partners.

Les deux Helvètes étaient présents à la traditionnelle conférence de presse d'avant-match.
Keystone

"Plusieurs joueurs sont partis, Mbappé en 2017, puis Moutinho, Lemar, Fabinho, Mendy, explique le Vaudois. Et parfois un seul joueur fait la différence dans une équipe. Ils n'ont pas très bien commencé la saison en France mais ça tient à des détails. J'ai vu leurs derniers matches et il leur manque très peu de choses. Contre Saint-Etienne par exemple, ils se créent d'énormes occasions mais ils ne marquent pas. Ca reste une très belle équipe."

Le défenseur central international Manuel Akanji est revenu sur le 7-0 passé à Nuremberg: "Gagner 7-0 contre Nuremberg nous a donné de l'élan, mais le 4-2 contre Leverkusen (réd: après avoir été mené 2-0 à la pause) a été encore plus important pour nous. On a vu qu'on pouvait se serrer les coudes et les joueurs venus du banc nous ont aidés à faire la différence, tout ça est bon pour la cohésion du groupe. Nous avons beaucoup progressé et nous nous améliorons de match en match, nous sommes très bien préparés pour cette rencontre contre Monaco et j'espère que tout ira bien."

Leader de Bundesliga, Lucien Favre ne veut bien évidemment pas tirer de conclusions trop hâtives: "Nous avons réussi un bon départ, mais ça ne tient à rien. Tous les matches sont très serrés en Bundesliga, à part le 7-0 contre Nuremberg, sinon tous les autres ont été difficiles. On a su provoquer la réussite, on a joué un football très offensif par moments, on a pris des contres. Mais on doit encore trouver un plus juste équilibre. Il y a beaucoup de jeunes dans cette équipe: contre Leverkusen nous avions 23 ans de moyenne d'âge, ce n'est pas beaucoup. Nous avons un gros potentiel de progression technique et tactique, mais ça prend du temps. Ca ne prend pas deux ou trois mois, ça prend beaucoup plus de temps, surtout avec des joueurs très jeunes. Nous avons besoin de joueurs d'expérience, c'est très important, même si certains de nos jeunes ont une forte personnalité et sont presque des leaders du groupe. Mais les joueurs d'expérience tiennent la maison quand c'est difficile, comme par exemple Roman Bürki."

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