Enquête terminée: 298 athlètes russes suspectés 

ATS

30.4.2020

Les dossiers de 298 athlètes russes suspectés d'avoir bénéficié du dopage institutionnalisé en Russie entre 2011 et 2015 ont été transmis aux 27 fédérations internationales concernées. L'AMA a terminé son enquête.

L'AMA a terminé son enquête sur la Russie.
Keystone

L'équipe Renseignements et enquêtes de l'AMA «a fourni des dossiers détaillés à 28 organisations antidopage, soit 27 fédérations internationales et un organisme responsable de grandes manifestations», a indiqué l'instance basée à Montréal dans un communiqué, sans plus de précisions.

Sur les 298 dossiers envoyés par l'AMA, 145 ont été affectés par une falsification de données, des manipulations observées par l'agence qui a poussé en décembre 2019 son Comité de révision de la conformité (CRC) à déclarer l'Agence antidopage russe (Rusada) non conforme au code mondial antidopage et à exclure la Russie des grands événements sportifs, dont les Jeux olympiques, pour quatre ans.

La Russie a fait appel de cette sanction et le dossier est désormais entre les mains du Tribunal arbitral du sport (TAS). Une éventuelle sanction prise par le TAS ne prendra effet qu'au moment du verdict.

Mercredi et jeudi, l'AMA a organisé des séminaires par visio-conférence pour présenter l'ensemble des dossiers aux organisations antidopage concernées, y compris les 145 affectés par les manipulations. «Ainsi, les organisations pertinentes auront accès à toutes les preuves disponibles», estime l'AMA.

«Les preuves disponibles diffèrent d'un dossier à l'autre, et les organisations devront décider pour chaque cas s'il faut ou non conclure à une violation des règles antidopage», précise l'agence qui se réserve le droit de faire appel devant le TAS des décisions rendues par les organisations antidopage.

La Russie est dans le viseur de l'AMA depuis la révélation en 2015 d'un vaste système de dopage institutionnalisé dans le sport.

Le pays avait évité une suspension des JO 2016 à Rio, mais le CIO avait suspendu le Comité olympique russe pour les JO 2018 d'hiver à Pyeongchang, autorisant les sportifs russes propres à participer à la compétition sous bannière neutre.

Depuis le tout début de l'affaire, une poignée de biathlètes, au moins douze athlètes et douze haltérophiles russes ont déjà été suspendus sur la base des enquêtes ou des éléments récupérés par l'AMA en lien avec le scandale de dopage institutionnel en Russie. La plupart des cas sont encore pendants devant le Tribunal arbitral du sport.

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