JO et Airbnb: les hôteliers parisiens révoltés

ATS

20.11.2019

Les hôteliers ne décolèrent pas contre le partenariat noué par le Comité international olympique (CIO) avec Airbnb. Ils ont annoncé en guise de représailles «suspendre leur participation» à l'organisation des Jeux olympiques 2024 à Paris.

Le géant de la location de logements entre particuliers est devenu l'un des principaux sponsors du CIO jusqu'en 2028.
Keystone

Réunis à Biarritz pour le 67e congrès de l'Umih, principale organisation patronale du secteur, les professionnels de l'hôtellerie-restauration affichent leur indignation face à l'arrivée du géant de la location de logements entre particuliers parmi les principaux sponsors du CIO, annoncée lundi.

«Déjà la plateforme rechigne à transmettre la taxe de séjour avec des adresses claires et des contribuables identifiés comme la loi l'y oblige, à compter du 1er janvier», a dénoncé Laurent Duc, président de l'Umih Hôtellerie.

Courroucés, «les hôteliers vont suspendre leur participation à l'organisation des JO 2024», a-t-il annoncé en marge du congrès qui réunit 600 professionnels. Concrètement, ils ne sparticiperont plus aux réunions préparatoires, dans l'attente d'une clarification, a précisé l'Umih.

Un partenariat "totalement irrespectueux"

Le comité d'organisation des Jeux olympiques (Cojo) de Paris 2024 négocie avec l'Umih depuis des mois pour réserver des lots de chambres afin de loger les quelque 200 délégations de sportifs et leurs équipes, ainsi que la presse des pays participant à l'événement, à Paris et dans huit métropoles régionales. Au total, 618 hôtels ont été retenus, a annoncé lundi le patron du Cojo, Tony Estanguet.

Ce partenariat avec la plateforme est «totalement irrespectueux envers les professionnels de l'hôtellerie», très impliqués dans cette phase préparatoire, estime l'Umih. D'autant plus que selon elle «l'offre hôtelière parisienne et francilienne était un atout dans le dossier de candidature de la ville de Paris».

Il y a un an, l'Umih a assigné Airbnb devant le tribunal de commerce de Paris pour «concurrence déloyale», l'accusant de laisser en ligne des annonces litigieuses: locations dépassant la durée légale de 120 jours par an, non déclarées ou sous-locations abusives.

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