Le casse-tête de la sélection suisse pour les JO

shg, ats

3.2.2021 - 09:25

Désigner les pistards suisses à envoyer aux Jeux olympiques de Tokyo constitue un casse-tête. Toute la première partie de la saison sera consacrée à sélectionner les cinq représentants helvétiques sur la piste pour le Japon.

Qui représentera la Suisse aux JO de Tokyo lors des épreuves de cyclisme sur piste ?
Keystone

Pour rappel, la Suisse avait arraché de haute lutte la sélection de son «quatre» de la poursuite pour les JO à l’occasion des Championnats du monde de Berlin en février de l’an dernier. Un huitième rang acquis pour une poignée de millièmes de seconde avait permis de remplir les critères pour Tokyo.

Malgré l’annulation de nombreuses épreuves en raison de la pandémie du coronavirus, les sélections olympiques n’ont pas été remises en cause. Swiss-Cycling sera représentée par un «quatre», un coureur pour l’omnium et deux coureurs pour l’Américaine, qui doivent faire partie des cinq premiers cités.

Pour Daniel Gisiger, entraîneur national de la piste, il s’agit maintenant de désigner les coureurs qui entreprendront le voyage de Tokyo. Neuf coureurs vont se battre pour cinq places, voire six places puisqu’une accréditation B olympique permettra d’emmener un remplaçant.

Le principal problème est que les rendez-vous internationaux sont réduits au minimum avec seulement trois épreuves de la Coupe des nations (ex-Coupe du monde) et que les Championnats du monde prévus au Turkménistan sont agendés pour la mi-octobre.



«Nous avons dû imaginer un processus de sélection. Nous aurons une simulation de courses à Granges du 17 au 19 février. Puis le deuxième rendez-vous sera constitué par l’étape de la Coupe des nations à Newport en Angleterre vers fin avril», explique Gisiger.

Ainsi, les Robin Froidevaux, Stefan Bissegger, Cyrille Thièry, Claudio Imhof, Théry Schir et consorts se retrouveront dans un premier temps pour une sélection interne sur l’anneau grangeois. «Il y aura quatre tests du 'quatre' le premier jour. Les neuf coureurs seront répartis dans plusieurs configurations. Ensuite, nous analyserons très minutieusement tous les relais des coureurs pour voir quelle est la meilleure équipe à aligner. Un autre rendez-vous à Newport en compétition nous permettra de faire les mêmes analyses qu'à Granges», précise Gisiger.

Malgré la pandémie, les pistards suisses ont pu poursuivre leur préparation sur les installations de Granges, Aigle ou Genève. «Mais il leur a manqué une grande partie de leur entraînement sous forme de courses sur route. C’est là qu’ils soignent leur endurance.» Plusieurs pistards auraient dû disputer le Tour de Romandie ou le Tour de Suisse au sein de la sélection de Swiss-Cycling. Tout est tombé à l’eau, la faute au Covid-19.

Et la situation a changé à bien des égards. Ainsi, Stefan Bissegger, la locomotive du «quatre», avait tout planifié pour commencer sur le World Tour avec son équipe Education First EF juste après les JO de Tokyo, version 2020. Depuis, le rouleur thurgovien a fait ses débuts au sein de la formation américaine. Pourra-t-il être présent à Tokyo ?

«Nous avons trouvé un accord avec lui. Il participera aux simulations de courses mi-février mais il ne pourra pas prendre part à l’étape de Newport car cette époque coïncidera avec la période des classiques où Bissegger est attendu par son équipe. Pour les JO, nous devrions trouver un arrangement avec son team», respire Daniel Gisiger.

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