Bernal: "Mon entraîneur était presque en train de pleurer"

ATS

27.7.2019 - 20:13

«Tout arrive tellement vite que je ne m'en rends même pas compte»: Egan Bernal n'a toujours pas réalisé squ'il deviendra dimanche, sauf catastrophe, le premier Colombien vainqueur du Tour de France.

Egan Bernal sera accueilli comme un héros en Colombie.
Source: Keystone

Comment vous sentez-vous à la veille de devenir le premier Colombien à remporter le Tour ?

«Je n'y crois toujours pas. Je crois que je n'ai pas encore analysé quoi que ce soit. J'ai simplement besoin d'arriver à l'hôtel, de prendre une douche, et de réfléchir à ce qu'il se passe pendant une demi-heure. Je ne sais pas comment décrire ce qui m'arrive.»

Vous rendez-vous compte de l'impact qu'a votre victoire en Colombie ?

«Tout arrive tellement vite que je ne me rends même pas compte. Ces derniers jours, pour moi, c'était pareil : je me levais, j'allais voir le docteur, je donnais mon poids, je prenais mon petit-déjeuner, puis le bus, le briefing, la course, le retour à l'hôtel, les massages, le dîner, le coucher. Je n'ai parfois même pas eu le temps de parler à ma famille, je ne sais pas ce qu'il se passe en Colombie ni même en dehors de l'équipe. Mais j'imagine que les gens doivent être heureux car c'est notre premier Tour. Je suis très heureux, très fier d'être colombien, nous méritons ce tour, cela fait de nombreuses années que nous avons de très bons cyclistes. J'attends avec impatience le moment où je pourrai ramener ce maillot en Colombie.»

Votre maillot jaune est d'autant plus incroyable que vous deviez initialement vous aligner sur le Giro...

«Depuis le mois d'octobre, nous avions planifié le Giro, on ne pensait qu'à cela. Je pense que j'étais en très bonne forme (pour le gagner) mais je suis tombé et ma clavicule était cassée. Deux heures après la chute, j'avais une douleur très forte, mon entraîneur était presque en train de pleurer et c'est là que je me suis demandé combien de temps j'avais jusqu'au Tour de France. Les choses arrivent pour une raison: si je n'étais pas tombé avant le Giro, je ne serais certainement pas dans cette position aujourd'hui.»

Vous vous êtes montré le plus fort dans les deux sommets les plus hauts du Tour (Galibier et Iseran), est-ce une coïncidence ?

«Je crois que j'étais avantagé car j'habite a 2600 m en Colombie. Je me sentais bien mieux dans ces ascensions-là, car je suis un grimpeur et j'aime grimper sur des kilomètres. Je ne sais pas si c'est une coïncidence de gagner ce Tour dans les plus hautes montagnes mais c'est clair qu'elles présentent un avantage pour moi.»

ATS

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