Cyclisme

Vers un duel Dumoulin - Dennis, les Suisses visent les accessits

25.9.2018

Entre le tenant du titre Tom Dumoulin et l'Australien Rohan Dennis, le duel fera rage pour le titre mondial de champion du monde du contre-la-montre mercredi. Côté suisse, ni Stefan Küng, ni Silvan Dillier ne semblent à même de viser le podium.

Tom Dumoulin fait partie des grands favoris de ce contre-la-montre.
Tom Dumoulin fait partie des grands favoris de ce contre-la-montre.
Keystone

En dehors de Fabian Cancellara, deux fois champion olympique et quatre fois champion du monde, cette spécialité n'a pas offert beaucoup de réjouissances à Swiss Cycling sur la dernière décennie. Seul Reto Hollenstein, neuvième à Doha en 2016, a pu revendiquer un top 10. Ce que Stefan Küng n'a toujours pas atteint, après trois participations en élites. Seulement septième lors des derniers Européens de Glasgow, le Thurgovien éprouve encore de la difficulté à briller lors des grands rendez-vous.

Alors forcément, à Innsbruck, Küng n'est pas recensé parmi les favoris. D'autant plus que le tracé ne plaide pas en sa faveur. Juste après la mi-parcours, il faudra en effet se coltiner une côte de 4 km de long à 14% de moyenne. Le coureur de la BMC a tout de même reconnu une première fois les routes autrichiennes il y a un mois. De quoi prendre conscience de leurs difficultés et de la nécessité de bien gérer son effort. Car la préparation du champion de Suisse n'a pas été optimale. Très fatigué, il a prématurément abandonné lors du récent Tour de Grande-Bretagne. Alors Küng reste modeste: "Je vise une place dans les dix", affirme-t-il.

Un top 20 pour Dillier

L'objectif de Silvan Dillier n'est pas plus élevé. L'Argovien de 28 ans, l'autre suisse en lice mercredi, se dit "en forme". Il s'est spécifiquement préparé pour le contre-la-montre ces dernières semaines. Lors de l'épreuve par équipes de dimanche, ses sensations étaient bonnes, malgré la 15e place finale de son équipe AG2R La Mondiale. "A la hauteur de nos qualités et de nos attentes", relève Dillier.

Ses ambitions pour l'épreuve individuelle restent réduites. Il s'est fixé une place dans le top 20: "comme en 2014 à Ponferrada, où j'avais terminé 18e." Reste que, comme pour Küng, ses mondiaux se joueront demain, étant donné qu'une participation à la course ne rimerait à rien: "Le parcours est trop difficile. Ou peut-être que je suis trop lourd pour lui", sourit-il.

Dumoulin ou Dennis?

Il y a un an, Tom Dumoulin s'était imposé à Bergen, sur un parcours au profil similaire. Il avait devancé de près d'une minute le Slovène Primoz Roglic. Le vainqueur du Giro 2017 a remporté deux contre-la-montre World Tour cette année, dont l'avant-dernière étape du Tour de France. "Le contre-la-montre des Championnats du monde est toujours propice aux surprises, considère le Néerlandais. En 2015, aux Etats-Unis, Tony Martin, Rohan Dennis et moi étions les favoris mais aucun de nous trois n'avait terminé sur le podium."

En 2017, Dennis avait terminé au huitième rang, avec plus d'une minute et demie de retard sur Dumoulin. Mais, cette saison, l'Australien s'est adjugé pas moins de cinq contre-la-montre. Avec notamment deux victoires lors de la toute récente Vuelta. Dumoulin devra s'en méfier.

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