Loïc Meillard

Loïc Meillard : «Je ne comprenais plus trop ce qu’il se passait»

Grégoire Galley, à Méribel

19.3.2022

Retrouvez les réactions des Suisses après le dernier géant de la saison qui s’est tenu samedi du côté de Méribel.

Loïc Meillard soulagé à l’issue du dernier géant de la saison disputé à Méribel.
KEYSTONE

Grégoire Galley, à Méribel

19.3.2022

  1er

Marco Odermatt

«Ce géant était ma dernière course de la saison et je voulais la terminer de la plus belle des manières. C’est tout simplement incroyable de finir cet hiver avec une nouvelle victoire. Malgré tout, je suis resté concentré toute la semaine car quand je prends le départ d’une épreuve, c’est pour la gagner. Aujourd’hui, je remporte ce géant et je peux enfin soulever le globe de la discipline. C’est un sentiment magnifique. Je vis à nouveau de belles émotions. Ma saison a été phénoménale puisque je suis monté à 17 reprises sur le podium, c’est dingue !

Néanmoins, je reste encore loin de Marcel Hirscher car ce qu’il a réussi en huit ans est incroyable. Pour ma part, je suis seulement au début de tout cela. Je ne sais pas si j’arriverai à me rapprocher de lui mais je vais tout donner à chaque course. Toutefois, pour l’instant, je vais fêter le moment présent avec ma famille et mon fan club.»

Loic Meillard of Switzerland poses for a portrait prior the FIS Alpine Ski World Cup season in Soelden, Austria, on Friday, October 22, 2021. The Alpine Skiing World Cup season 2021/22 will be opened this weekend in Soelden, the traditional start of the FIS Ski World Cup. (KEYSTONE/Gian Ehrenzeller)
  3e

Loïc Meillard

«La saison s’est bien déroulée pour moi en slalom mais elle a été plus compliquée en géant. Je suis content d’avoir pu retrouver mes sensations aujourd’hui et cela me fait plaisir de boucler mon hiver sur un podium dans cette discipline. J’apprécie les conditions de neige quand il y a du soleil comme c’était le cas ce samedi. Je suis aussi parvenu à sortir deux manches pleines ce qui me réjouit. Quand j’ai franchi la ligne d’arrivée, j’étais soulagé car, comme je l’ai déjà dit, mon hiver a été compliqué dans cette discipline. A un moment donné, je ne comprenais plus trop ce qu’il se passait sous mes pieds.

Pour rectifier le tir, j’ai dû beaucoup travailler, me poser les bonnes questions et analyser ce qui n’allait pas. La frustration s’est également installée. J’ai donc essayé de prendre le positif lors de chaque manche, en course ou à l’entraînement, afin de faire un pas en avant. Finalement, aujourd’hui, je peux dire que c’est le travail qui a payé. J’ai beaucoup appris en géant cette année et il faudra que j’utilise cette expérience à l’avenir. Concernant Marco Odermatt, je lui tire un grand coup de chapeau. En revanche, le fait qu’il soit tout devant ne va pas me faire aller plus vite.»


Justin Murisier, Schweizer Skirennfahhrer posiert bei einem Medientermin, am Donnerstag, 6. Januar 2022, in Adelboden. (KEYSTONE/Peter Schneider)
  9e

Justin Murisier

«Les conditions étaient compliquées pour tout le monde aujourd’hui. Je n'ai juste pas réussi à prendre le rythme dès le début. J'ai profité d'un bon dossard en première manche. En deuxième manche, je partais derrière et je n'ai pas réussi à skier au niveau que j'aurais dû. J’ai perdu un petit peu de temps à toutes les portes. Je n’ai pas commis de grosses fautes mais une manche comme celle-ci ne suffit pas pour faire un podium en Coupe du monde. Je dois réagir ! Je vais bosser pendant l'été pour voir ce que je dois changer. Avant de me blesser en 2018, j'étais 7e mondial. Je réussis une bonne saison cet hiver mais sans gros exploit. A 30 ans, ça ne me sert à rien de terminer 4e ou 5e. J'ai envie de faire des podiums et de ce côté là, il m'a manqué quelque chose pour être tout devant ce qui me déçoit logiquement.

Pour atteindre cet objectif, je devrai peut-être changer quelques petits détails lors de ma préparation. Il faudra aussi que je profite mieux des occasions qui se présentent devant moi en étant capable de réaliser deux manches de bonne facture. En résumé, il faudra travailler un peu dans tous les sens, c’est-à-dire au niveau du matériel, de la technique et du physique. Le fait d’évoluer dans une équipe qui brille et qui compte le meilleur skieur du monde dans ses rangs, est très positif pour moi. Toutefois, le ski reste un sport individuel. Même si je suis content quand mes coéquipiers gagnent, je dois trouver la solution pour être devant eux.»