"On peut même dire qu'il y a des cons!"

16.1.2020 - 14:51, Chris Geiger, à Crans-Montana

Vétéran du Cirque blanc, Julien Lizeroux (40 ans) continue de transmettre sa bonne humeur et ses coups de gueule sur les courses de Coupe du monde. En marge du slalom exhibition de Crans-Montana, le Français a confirmé que la flamme brûlait toujours. Le Savoyard a aussi précisé qu'il avait encore quelques objectifs à atteindre.  

Julien Lizeroux: "Mon ambition est d'afficher encore une fois du vert."
Keystone

Le dinosaure de l’équipe de France est toujours debout! A 40 ans et après plus de vingt saisons passées en Coupe du monde, Julien Lizeroux continue de prendre le départ en slalom. Et c'est évidemment la passion qui pousse le skieur de La Plagne à poursuivre sa magnifique carrière.

"Cela fait désormais six saisons que je dis 'Je repars pour un an' et finalement je suis toujours là", se marre le vétéran du Cirque blanc. "Tant qu'il y a la flamme, l'envie et les résultats, alors je continuerai. Je vis vraiment au jour le jour. Personne n'est derrière moi pour me pousser ou me dire d'arrêter. Je saurai le faire tout seul. D'ici là, je profite à fond et je prends chaque course comme si c'était la dernière."

Présent mercredi soir à Crans-Montana pour un slalom exhibition, le champion du monde 2009 de la discipline y a vécu une scène cocasse. "Steven Amiez a pris le départ de cette exhibition à mes côtés. J'avais couru à l'époque avec son papa Sébastien. J'ai tout simplement envie de profiter de tels moments et pouvoir transmettre mon expérience aux plus jeunes."

Avec 161 départs en Coupe du monde, le Tricolore possède effectivement un joli vécu. Le natif de Moûtiers peine toutefois à s'approcher d'un dixième podium en carrière.

"J'ai eu de la chatte à Adelboden"

"Mon début de saison a été un peu compliqué en faisant quatre résultats blancs jusqu'à Adelboden (ndlr: 25e). Je commençais à me poser des questions, à me remettre en question. Je ne jouais pas devant, mais j'étais quand même dans le coup. C'était donc compliqué et il a fallu sortir de cette spirale négative", a d'abord reconnu le Français.

Avant de revenir sur sa performance sur le Chuenisbärgli. "J'ai eu un peu de la chatte à Adelboden en étant 30e de la première manche. Je n'ai malheureusement pas réussi un bon deuxième tracé. Mon objectif était de marquer des points à 40 ans. Maintenant que je l'ai fait, j'espère pouvoir me lâcher davantage et réussir deux manches pleines."

Une performance que Julien Lizeroux tentera de réussir dès ce week-end du côté de Wengen. Ou lors des prochains slaloms de la saison.

"Mon ambition est d'afficher encore une fois du vert. Je ne l'ai pas fait cette année. L'objectif est donc de me lâcher sur les deuxièmes manches et d'avoir de grosses émotions en franchissant la ligne d'arrivée en tête. Ce sont des sentiments irremplaçables et j'aimerais les revivre encore une fois."

"Je n'aime pas du tout Kristoffersen"

Et si le technicien tricolore peut les revivre sur ses courses préférées, il ne s'en privera certainement pas. "Je suis un grand fan des classiques de janvier. J'ai adoré l'atmosphère exceptionnelle présente à Adelboden le week-end passé avec la victoire de Daniel Yule. J'ai aussi envie de me nourrir des ambiances de Wengen, de Kitzbühl ou de Schladming pour me transcender." 

Ses adversaires sont donc prévenus: papy fait de la résistance! Suffisant toutefois pour se faire respecter de tous sur le circuit de la Coupe du monde?

"Non, on peut même dire qu'il y a des cons! Je trouve cela dommage car il s'agit d'un champion, mais je n'aime pas du tout Henrik Kristoffersen. Je m'entends pourtant bien avec 99,9% des gens, mais ça ne passe pas avec lui. C'est d'ailleurs le point de vue de tout le monde. Il y a des règles à suivre comme le respect des autres: lui est parfois limite. Je trouve cela dommage car c'est ce qui fait la différence entre lui et un très grand champion comme Marcel Hirscher", a conclu le Savoyard dans son habituel franc-parler.

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