Federer: "Le test ultime pour mon jeu de fond de court"

3.9.2018

"Ce huitième de finale sera le test ultime pour mon jeu de fond de court !" En ce lundi du "Labor Day", Roger Federer entend revêtir le bleu de chauffe lors de son huitième de finale de l'US Open contre John Millman (ATP 55).

John Millman aura-t-il encore la force de rivaliser avec Roger Federer ?
Keystone

Novice à ce stade de la compétition dans un tournoi du Grand Chelem, l'Australien doit permettre à Roger Federer d'ajuster ses gammes avant le grand rendez-vous de mercredi contre Novak Djokovic. Face à un joueur qu'il décrit comme un "dur au mal", l'homme aux vingt titres du Grand Chelem espère retrouver le rythme des longs échanges pour être en mesure, deux jours plus tard, de tenir le choc devant Novak Djokovic.

Une première semaine fort paisible

Qualifié pour un... 62e huitième de finale d'un tournoi majeur - son 17e à New York -, Roger Federer a vécu une première semaine fort paisible à New York. Il n'a pas lâché un seul set en trois matches. Ce parcours linéaire tranche avec celui de l'an dernier. Il avait dû, en effet, aller à la limite des cinq sets lors de ses deux premiers tours contre Frances Tiafoe et Mikhaïl Youzhny. Et à l'arrivée, il fut éliminé en quart de finale contre Juan Martin del Potro dans une rencontre où il fut incapable de relever le défi physique proposé par l'Argentin.

Cette année, son premier adversaire, le Japonais Yoshihito Nishioka (ATP 177), fut bien trop "tendre" pour l'inquiéter alors que les deux suivants, Benoît Paire (ATP 56) et Nick Kyrgios (no 30), ne sont pas vraiment libres dans leur tête pour rivaliser vraiment avec lui. Malgré tout le talent que l'on peut leur prêter, le Français et l'Australien ne possèdent pas, en effet, cette rigueur dans la gestion d'un match sans laquelle rien n'est possible dans les tournois du Grand Chelem. Prétendre que Roger Federer puisse faire face à un réel péril face à ces deux joueurs dans un match au meilleur des cinq sets n'a pas de sens.

Avec John Millman, un joueur de 29 ans qui a payé un lourd tribut au cours d'une carrière qui l'a vu notamment disputer les interclubs avec Zoug, Roger Federer retrouvera une certaine "normalité" après les rencontres si atypiques contre Paire et Kyrgios. "Tombeur" de Fabio Fognini au deuxième tour, l'Australien risque toutefois de plier sous le poids de l'événement. Le fait d'affronter celui qu'il considère comme son "héros" ne devrait pas, en effet, l'aider à trouver le relâchement nécessaire.

"C'est celui qui monte qui va décider les choses"

Roger Federer lui demandera "seulement" de tenir l'échange pour lui donner l'occasion de construire proprement des points. "Même si les conditions sont très lentes cette année, je suis convaincu que c'est celui qui monte qui va décider les choses, affirme-t-il. Il faut être capable de voir les possibilités qui te permettent de monter. Elles existent. Mais si on ne les repère pas, on a l'impression que l'on ne peut plus faire de coups gagnants".

Que l'on se rassure toutefois: le Bâlois en a réussi 51 samedi contre Nick Kyrgios, dont un d'anthologie dans le troisième set avec cette remise en coup droit en bout de course qui a contourné le filet. "C'était irréel", devait avouer Nick Kyrgios. Il est vrai que cette fin de match a ressemblé davantage à une exhibition qu'à un véritable bras de fer. Bien trop contrarié dans sa tête, Nick Kyrgios avait jeté l'éponge depuis longtemps. Et cette fois, le bad boy de Canberra n'a pas pu bénéficier du concours de l'arbitre pour le remettre sur le bon chemin comme deux jours plus tôt lors de sa rencontre face à Pierre-Hughes Herbert...

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