Novak Djokovic

Novak Djokovic : "Si j'y pense trop, ça me pèse mentalement"

ATS

9.9.2021 - 10:13

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9.9.2021 - 10:13

«Faire l'histoire ? Si j'y pense trop, ça me pèse mentalement», a expliqué Novak Djokovic (no 1) mercredi à propos de sa quête d'un Grand Chelem calendaire. Il s'attend par ailleurs à une dure bataille contre Alexander Zverev (no 4) en demi-finale.

Novak Djokovic est à deux succès d'écrire une page de l'histoire du tennis masculin.
Keystone

Matteo Berrettini vous a mené la vie dure au premier set. Comment faites-vous pour retourner un match comme ça à votre avantage ?

«Je sais quelles sont mes forces. Je m'y tiens. J'ai travaillé pendant des années pour perfectionner mon jeu pour qu'il n'ait aucun défaut. Chaque joueur a des faiblesses dans son jeu. Il y a toujours quelque chose que vous pouvez améliorer. Je veux avoir un jeu aussi complet que possible, que je puisse adapter à n'importe quelle surface ou adversaire. Certains gars, comme Matteo, ont besoin de se sentir forts, au service, en coup droit, il veulent pouvoir dicter le jeu. Moi, je veux que mes adversaires sentent que je peux rattraper n'importe quelle balle, que je peux jouer confortablement du fond du court, au filet, au service, au revers... Mon travail sur le court et sur le plan physique – force, souplesse, agilité ou vitesse – ont toujours fait l'objet d'une attention égale. Je veux avoir un niveau satisfaisant dans chaque domaine, afin d'y puiser l'élément dont j'ai besoin à un moment particulier. Je pense que j'ai réussi à faire ça très bien aujourd'hui (mercredi). Au premier set, j'ai eu quelques chances de breaker. Il l'a réussi lui au 11e jeu. Il méritait de le gagner. A ce moment-là, il y avait beaucoup d'émotions et d'autres choses qui gravitaient. Je suis resté calme, en me disant 'peu importe ce qui s'est passé, passe à autre chose'. Ensuite, j'ai senti que j'avais atteint un autre niveau de concentration, ce qui m'a aidé à mieux lire son jeu et à perfectionner le mien. Avec la victoire au bout.»



Vous allez retrouver Alexander Zverev, qui vous a battu en demi-finale des JO de Tokyo...

«La fin des Jeux olympiques a été difficile pour moi sur le plan émotionnel. J'ai dominé le tournoi jusqu'aux demi-finales. Je menais 6-1 3-2 contre lui, qui jouait aussi très bien. Puis, malheureusement, mon jeu s'est effondré. Ça arrive. Et il a gagné. Il a mérité de gagner sa médaille d'or. Il n'a pas perdu un seul match depuis, il est dans une forme fantastique. Mais c'est un match au meilleur des cinq sets qui nous attend, dans un Grand Chelem. L'an dernier, il n'a été qu'à deux points de son premier Majeur ici, face à Dominic Thiem. Je sais que ça va être une dure bataille, encore plus que celle d'aujourd'hui (mercredi). Mais je suis prêt pour ça. Ce sont les obstacles que je dois franchir pour arriver au but recherché.»

Justement, sur le court, vous n'avez pas voulu évoquer l'histoire que vous tentez d'écrire. Pourquoi ?

«Parce qu'on m'a souvent posé cette question ces derniers temps. Ce qui est compréhensible... Mais j'en ai assez d'y répondre. J'ai dit des millions de fois que, bien sûr, je suis conscient que je peux faire l'histoire et à quel point ça me motive. Or, si je commence à trop y penser, cela me pèse mentalement. Je veux vraiment me concentrer sur l'essentiel et sur ce qui fonctionne pour moi. Je sais que je suis dans une position unique. Je sais que beaucoup de gens veulent m'entendre parler de ça et j'en suis très reconnaissant. Nous en parlerons dimanche, j'espère.»

ATS