Chronique TV 3 bonnes raisons de regarder «Dracula» sur Netflix

D'Elvire Küenzi

17.1.2020

L'acteur danois Claes Bang se fait connaître du grand public en 2017 pour son rôle de conservateur de musée dans le film «The Square». Ce long-métrage remporte cette année-là la la Palme d'or au Festival de Cannes.
L'acteur danois Claes Bang se fait connaître du grand public en 2017 pour son rôle de conservateur de musée dans le film «The Square». Ce long-métrage remporte cette année-là la la Palme d'or au Festival de Cannes.
Instagram @draculaseries

L’année vient à peine de commencer qu’une multitude de séries nous font déjà de l’œil. On a regardé «Dracula» sur Netflix et on vous livre notre avis sur la dernière fiction des créateurs de «Sherlock».

C’était l’une des séries les plus attendues de ce début d’année. Et, il faut l’avouer, tout le monde n’est pas taillé (comme un pieu) pour s’attaquer au mythe du célèbre comte Dracula. Plusieurs réalisateurs se sont cassés les dents en le rendant trop édulcoré, trop gentillet, trop fade.

Il faut se rendre à l’évidence: on ne peut pas tous avoir les canines d’un vampire. Voilà 3 raisons pour se plonger dans cette revisite portée par les acteurs Claes Bang et Dolly Wells.

La création et la réalisation

Créé par Steven Moffat et Mark Gatiss, «Dracula» bénéficie d’une réelle qualité d’écriture, ce qui donne des dialogues plutôt jouissifs. Et c’est normal, les deux bonhommes à l’origine de cette fiction sont loin d’être des débutants puisqu’on leur doit, entre autres, l’excellente série «Sherlock».

L’originalité tient également dans le format. On ne déguste pas «Dracula» comme une série classique de 20 ou 45 minutes. Non. Les trois épisodes durent chacun 1h30, de vrais films qui laissent ainsi la place pour entrer dans la complexité des personnages.

Côté visuel, le château et les décors méritent le coup d’œil. C’est beau et efficace.

Le mythe du vampire

Tout le monde connaît l’histoire de Dracula. Impossible de ne pas y inclure du sang, un minimum de gore et quelques effets bien sentis pour faire dresser les poils sur la nuque des téléspectateurs. Et les réalisateurs l’ont bien compris.

Dans la série, on coupe des têtes, on voit du sang (beaucoup) et on éviscère des loups. C’est même parfois un peu too much (quand vous verrez le bébé, on pourra en discuter... j’ai souri et j’ai pensé à Chucky). Plusieurs fois, on frissonne devant ce comte fascinant, assoiffé de chair fraiche même si certaines scènes trainent quelque peu en longueur.

Le vampire possède un côté fascinant et les réalisateurs l’ont bien compris. «Dracula» nous propose un équilibre certain entre l’horreur et l’humoristique. J’ai d’ailleurs souri plusieurs fois devant la répartie des personnages.

Claes Bang

Je ne connaissais pas l’acteur de la série mais je suis bien obligée d’admettre qu’il est parfait pour ce rôle. Il sait évoluer avec subtilité dans les différents registres exigés pour camper le vampire.

Tour à tour sexy, effrayant, grinçant, séduisant, cultivé, il a un indéniable côté chic qui le rend irrésistible. Le tout avec une pointe d’humour british qui fait toute la différence. Et c’est cette balance des différentes caractéristiques qui apporte le sel et le piment à cette figure mythique.

Et Dolly Wells, l’actrice qui interprète la Sœur Agatha Van Helsing, n’est pas en reste, bien au contraire. Elle tient tête au vampire et compte bien le combattre et avoir sa (vieille) peau. Leur duo infernal est indéniablement l’un des points fort de la série.

Je ne dirais pas que «Dracula» a été un coup de cœur absolu, j’ai trouvé certains choix curieux (la fin m’a laissé un peu... sur ma faim d’ailleurs) mais l’esthétique et la prestation de l’acteur principal valent néanmoins le détour.

Bon voyage dans les sombres contrées du vampire le plus célèbre de l’histoire.

Les reboots de l’automne: tops et flops

Rédactrice pour différents journaux suisses, blogueuse et passionnée des mots, Elvire Küenzi adore les séries (elle est tombée dans le chaudron magique en regardant Sex and the City et n'en est jamais ressortie)! Elle écrit aussi des romans girly en mangeant des marshmallows et en sirotant des cocktails (avec modération, bien sûr).
Rédactrice pour différents journaux suisses, blogueuse et passionnée des mots, Elvire Küenzi adore les séries (elle est tombée dans le chaudron magique en regardant Sex and the City et n'en est jamais ressortie)! Elle écrit aussi des romans girly en mangeant des marshmallows et en sirotant des cocktails (avec modération, bien sûr).
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