Guerre

M.I.A.: «Il était important de raconter l'histoire de ma famille»

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7.10.2018 - 09:32

M.I.A.
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M.I.A. est retournée sur son lieu de naissance en 2001 pour tourner un documentaire sur sa famille pendant la guerre civile du Sri Lanka. Elle a expliqué pourquoi elle tenait tant à réaliser ce film dans une interview pour Marie Claire.

La rappeuse M.I.A. espère que son nouveau documentaire donnera un aperçu des difficultés auxquelles elle et sa famille ont été confrontées lorsqu’elle vivait dans un Sri Lanka déchiré par la guerre. La chanteuse de Paper Planes, de son vrai nom Mathangi Arulpragasam, s'est associée au réalisateur Stephen Loveridge pour documenter son ascension qui l'a vue passer de réfugiée sri-lankaise à star mondiale, après avoir fui la guerre civile de son pays à l'âge de 11 ans et s'être installée au Royaume-Uni en 1985 avec sa mère, sa sœur et son frère. Son père, un des fondateurs de la résistance tamoule, est quant à lui resté sur place.

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Dans un interview conjointe avec le cinéaste Deeyah Khan, publiée dans le dernier numéro de Marie Claire, elle a déclaré qu'elle espérait que le documentaire, qui utilise des images tournées lors de son retour dans le pays en 2001, offrira une voix aux réfugiés sri-lankais. Évoquant le sort tragique de son cousin qui est resté dans un camp de réfugiés sri-lankais pendant 13 ans après la fuite de sa famille, elle a déclaré: «Je ne pensais pas que la vie puisse être pire que ce qu’il a traversé. Il avait tellement souffert que je voulais le filmer, car il était important de raconter son histoire».

Au cours de son entretien, M.I.A., qui a étudié le cinéma avant de se tourner vers la musique, a ajouté que le tournage avait été difficile, les caméras étant strictement interdites au Sri Lanka, et a révélé qu’elle était encore critiquée pour vouloir raconter cette histoire. Se remémorant le commentaire d'un responsable sri-lankais qui avait déclaré qu'elle devrait «s'en tenir à ce à quoi elle est bonne, la musique», la star de 43 ans a affirmé qu'il était de son devoir d'utiliser sa notoriété de manière responsable. «Qui sont-ils pour me dire ce que je ne peux pas faire? Si vous enlevez cette voix, vous la donnez à un politicien qui ne sait pas ce qu'est une zone de guerre, il reste assis dans un bureau à rédiger des ordres, a-t-elle expliqué. Vous devez évoluer dans différentes directions.»

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