Arrivée de Biden: soulagement des alliés, scepticisme des rivaux

ATS

20.1.2021 - 19:36

President-elect Joe BidenâÄ™s and his wife Jill Biden arrive for his inauguration at the U.S. Capitol in Washington, Wednesday, Jan. 20, 2021. (Jonathan Ernst/Pool Photo via AP)
Joe Biden arrive avec son épouse au Capitol pour sa cérémonie d'investiture. 
KEYSTONE/Jonathan Ernst/Pool Photo via AP

L'arrivée à la Maison Blanche de Joe Biden, après quatre ans de présidence de Donald Trump, a suscité mercredi une vague d'optimisme et de soulagement chez les alliés traditionnels des Etats-Unis. Les principaux rivaux de Washington se sont montrés sans illusions. Voici les principales réactions:

Union européenne

L'UE «a de nouveau un ami à la Maison Blanche après quatre longues années», a lancé la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen devant le Parlement européen. «Ce jour apporte de bonnes nouvelles: les Etats-unis sont de retour et l'Europe est prête à renouer avec un ancien partenaire de confiance pour donner une nouvelle vie à notre précieuse alliance», a-t-elle ajouté.

De son côté, le président du Conseil européen, Charles Michel, a lancé «un appel à construire ensemble un pacte fondateur, nouveau, pour une Europe plus forte, pour des Etats-Unis plus forts et pour un monde meilleur».

Allemagne

Le président allemand Frank-Walter Steinmeier a fait part de son «grand soulagement», assurant que ce sentiment était partagé par «beaucoup de monde» en Allemagne.

«Nous nous réjouissons que les Etats-Unis en tant que partenaire indispensable soit à l'avenir de nouveau à nos côtés sur de nombreuses questions: dans le combat commun et solidaire contre la pandémie de Covid-19, la protection mondiale du climat, sur les questions de sécurité», a-t-il détaillé.

«Quelle que soit la joie aujourd'hui, nous ne devons pas oublier: le populisme a aussi séduit la démocratie la plus puissante du monde», a rappelé M. Steinmeier.

Royaume-Uni

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a félicité le président élu des Etats-Unis Joe Biden, se disant «impatient» de «collaborer étroitement» avec lui. «En matière de lutte contre le Covid et le changement climatique, de défense, de sécurité et de promotion et de défense de la démocratie, nos objectifs sont les mêmes», a-t-il fait valoir.

France

Emmanuel Macron a salué «le retour des Etats-Unis au sein de l'Accord de Paris pour le climat: Welcome back!», a-t-il tweeté. «C'est tous ensemble que nous pourrons réussir à relever les défis de notre temps. C'est tous ensemble que nous pourrons changer la donne climatique en agissant pour notre planète».

«Nous sommes impatients de bâtir avec le président Biden une relation forte, utile, renouvelée», a déclaré le porte-parole du gouvernement français Gabriel Attal. Il a estimé «extrêmement importants» les engagements du nouveau président de réintégrer les Etats-Unis dans l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'accord de Paris sur le climat.

Italie

Le ministre italien des Affaires étrangères Luigi Di Maio a salué «un nouveau début pour notre proche allié et ami ainsi que pour la démocratie américaine». «J'ai hâte de travailler avec le secrétaire d'Etat» Antony Blinken «et la nouvelle administration», a-t-il tweeté.

Otan

«Nous nous réjouissons de travailler avec le président élu Joe Biden pour renforcer les liens entre les Etats-Unis et l'Europe, alors que nous sommes confrontés à des défis mondiaux qu'aucun d'entre nous ne peut relever seul», a déclaré le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg sur Twitter.

Israël

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a appelé Joe Biden à «renforcer l'alliance» entre Israël et les Etats-Unis. «J'ai hâte de travailler avec vous afin de (...) continuer à étendre la paix entre Israël et le monde arabe et d'affronter des défis communs, avec en premier lieu la menace que pose l'Iran», a-t-il déclaré dans une vidéo.

Benjamin Netanyahu aimait répéter que Donald Trump était le «meilleur ami» que l'Etat hébreu n'avait jamais eu à la Maison Blanche, mais il a fait valoir aussi mercredi «une amitié chaleureuse remontant à plusieurs décennies» avec le démocrate.

Vatican

Le pape François a encouragé le nouveau président américain à favoriser «la réconciliation et la paix» aux Etats-Unis et entre les peuples. Il a dit espérer que Joe Biden, deuxième président catholique de l'histoire des Etats-Unis après John F. Kennedy, sera «guidé dans ses efforts pour favoriser la réconciliation et la paix aux Etats-Unis et entre les nations du monde, afin de faire avancer le bien commun universel».

Russie

Le Kremlin a jugé que l'amélioration des relations entre la Russie et les Etats-Unis dépendait uniquement de la «volonté politique» de Joe Biden. «Cela ne changera rien pour la Russie qui, comme c'est le cas depuis déjà de longues années, poursuivra son existence en cherchant de bonnes relations avec les Etats-Unis», a affirmé le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.

Lors d'un point presse, il a ajouté que «la volonté politique» nécessaire pour raviver les liens entre les deux pays «dépendra de M. Biden et de son équipe».

La diplomatie russe a de son côté espéré un travail «plus constructif» avec l'administration Biden en vue de prolonger un important traité de désarmement New Start. Ce texte, qui expire le 5 février, limite les arsenaux nucléaires des deux puissances.

Pour sa part, le dernier dirigeant de l'URSS, Mikhaïl Gorbatchev, a appelé à «une normalisation des relations» qui sont aujourd'hui «source d'une grande inquiétude».

Iran

Téhéran a salué le départ du «tyran» Donald Trump. Il a jugé que «la balle est dans le camp» de Joe Biden pour un éventuel retour de Washington à l'accord sur le nucléaire iranien. Donald Trump «n'a apporté que des problèmes à son propre peuple et au reste du monde», a ajouté le président iranien Hassan Rohani dans une allocution télévisée.

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