Projets spatiaux internationaux: les succès suisses

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19.7.2019

L’ancien astronaute Claude Nicollier avec un modèle expérimental du télescope Hubble, en 2017.
Keystone

La Suisse est une terre d’inventeurs: la fermeture éclair, la cellophane ou le couteau de poche viennent d’ici. Le pays a également apporté des contributions considérables à l’industrie spatiale. Voici une vue d’ensemble.

Mister Espace pourrait s’appeler Claude Nicollier, ambassadeur suisse dans l’espace. En effet, après plus de douze ans d’entraînement, il s’est envolé pour la première fois le 31 juillet 1992 à bord de la navette spatiale Atlantis, devenant l’unique astronaute suisse à ce jour. Après trois autres vols réussis, dont deux vers le télescope spatial Hubble, il transmet à la nouvelle génération sa précieuse expérience en tant que professeur à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL).

L’adhésion suisse à l’Agence spatiale européenne (ESA) permet aux instituts de recherche et aux entreprises suisses d’acquérir des compétences exceptionnelles dans des domaines scientifiques et technologiques exigeants. La Confédération a compilé une sélection d’histoires de succès spatiaux suisses.

Coiffe de charges utiles de fabrication suisse

L’entreprise RUAG Space est active dans le secteur spatial depuis plus de quarante ans et connaît un grand succès grâce à ses structures ultra-légères et robustes.

RUAG Space est l’un des principaux fabricants de coiffes pour charges utiles employant la technologie des matériaux composites et fabrique notamment les coiffes des lanceurs européens Ariane 5 et Vega. Au total, ce produit suisse a prouvé sa fiabilité lors des quelque 200 décollages d’Ariane à ce jour.

Le premier satellite suisse

SwissCube-1 est le premier satellite entièrement construit en Suisse. Il s’agit d’un CubeSat de 10 centimètres de côté et pesant 1 kg. Il a été développé et construit sous la direction du Space Center de l’EPFL en collaboration avec diverses hautes écoles (spécialisées) suisses.

SwissCube-1 a été mis sur orbite avec succès le 23 septembre 2009 par un lanceur indien. Il examine le phénomène dit de la lumière du ciel nocturne («airglow») dans les couches supérieures de l’atmosphère.

Horloges atomiques suisses

La technologie au rubidium développée en Suisse permet de produire des horloges atomiques RAFS (Rubidium Atomic Frequency Standard). Ces horloges sont extrêmement précises et stables. Leur marge d’erreur n’est que d’environ 0,0000000001 seconde par an.

Grâce à leur extrême précision, ces horloges sont utilisées pour mesurer des distances à partir du temps de propagation de signaux radio. Les horloges suisses au rubidium ont démontré leur bon fonctionnement dans l’environnement spatial sur les satellites de test du système de navigation européen Galileo et sont donc également employées pour la constellation opérationnelle du système Galileo.

Expérience de voile solaire sur la Lune

La première expérience scientifique jamais menée par une mission humaine sur la Lune est d’origine suisse. Dans le cadre des missions Apollo, une voile solaire (une sorte de feuille d’aluminium en forme de voile) érigée sur la lune a permis de mesurer le «vent solaire» (flux de particules)

Grâce à des analyses de cette voile en laboratoire, les rapports isotopiques des gaz rares que sont l’hélium, le néon et l’argon dans le vent solaire ont pu être directement déterminés pour la première fois. Ces expériences ont été en grande partie planifiées et exploitées à l’Institut de physique de l’université de Berne.

Abaissement et élévation de terrains

Cette illustration montre un exemple d’application spectaculaire de l’observation de la Terre depuis l’espace. Grâce à l’interférométrie radar, il a été montré que la ville de Venise s’affaisse non seulement d’1 à 2 mm par an (orange, rouge, violet), mais s’élève également jusqu’à 1 mm par an (bleu clair).

Les procédés liés à ces évaluations précises ont été développés à l’université de Zurich et commercialisés par l’entreprise bernoise Gamma Remote Sensing.

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