Koch: «Nous envisageons une phase d'endiguement»

ATS

1.5.2020 - 16:17

Daniel Koch a fait le point sur l'évolution du coronavirus en Suisse
Keystone / archives

Les chiffres de la pandémie de coronavirus continuent de légèrement baisser en Suisse, avec 119 cas d'infection en plus annoncés vendredi et 12 décès. «Nous envisageons donc une nouvelle phase, une phase d'endiguement», a annoncé devant la presse Daniel Koch, le chef de crise du coronavirus à l'OFSP.

Dans cette phase, il s'agit de freiner le plus possible la propagation du coronavirus. Chacun doit s'efforcer de ne pas transmettre le virus et de ne pas l'atttraper: les règles primordiales de la distance sociale et d'hygiène - se laver les mains- restent en vigueur et doivent impérativement être respectées.

C'est un effort qui est demandé à tous, a rappelé M. Koch. Les cantons sont aussi appelés à agir.

Quarantaine

Le médecin cantonal de Zoug Rudolf Hauri a lui détaillé la pratique dans son canton. Les personnes testées positives sont appelées par téléphone et mises en quarantaine. Elles recoivent, ainsi que leur entourage, des instructions par oral et une check-list leur est envoyée. Les autorités s'informent sur leurs contacts des dernières 48 heures.

Une fois ces données recueillies, la ligue pulomaire prend contact avec ces personnes et leur entourage et leur explique les règles à suivre en quarantaine.

La ligue entretient des contacts quotidiens avec ces personnes et s'enquiert de leur état de santé. Si des symptômes aparaissent, une hospitalisation est envisagée. Le médecin de famille est associé à ces processus. Une fois la quarantaine écoulée, les autorités décident si elle peut être levée.

Ce mode opératoire est bien accueilli par la population dans le canton de Zoug, a souligné le médecin cantonal, car tout le monde en profite.

Pas contradictoire

Les assouplissements envisagés ne sont pas contradictoires, estime M. Koch: «Nous ne sommes plus dans la situation de 1000 nouvelles infections par jour».

La Suisse peut éviter une 2e vague d'infection si les gens respectent les règles d'hygiène et de distance sociale. La population a montré qu'elle peut le faire, a souligné le responsable de l'OFSP: «Ce ne sont pas les mesures qui sont déterminantes, mais le comportement des gens».

Pour les restaurants, M. Koch a rappelé que la règle des quatre personnes à une table vaut pour des individus qui se connaissent. Pas question pour un restaurateur de placer deux inconnus à une table où il reste de la place. De cette manière, un suivi en cas d'infection est possible.

Concernant les tests de dépistage, une partie des coûts est actuellement prise en charge par la LaMal, l'autre par les cantons. Si c'est l'assurance, ce n'est évidemment pas gratuit pour la personne testée. La Confédération est en discussion avec les cantons pour voir s'ils peuvent en faire davantage, a avancé M. Koch.

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