L'armée veut garder les femmes déployées à l'étranger

fl, ats

15.2.2021 - 11:30

Les Suissesses qui ont effectué un engagement de promotion de la paix à l’étranger sans avoir accompli l’école de recrues devraient pouvoir intégrer directement l'armée de milice. L'armée a lancé un projet en ce sens, a-t-elle annoncé dans un communiqué lundi.

Deux femmes soldats de la compagnie sanitaire 1 arrivent lors de la mobilisation afin d'intervenir dans le systeme des soins en Suisse romande lors de la crise du Coronavirus (Covid-19) le dimanche 8 novembre 2020 a la Caserne de Moudon. Des le debut de semaine, les miliatires dechargeront le systeme de sante du canton de Geneve dans le domaine du transport et des soins de base apportes aux patients du Covid-19. (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)
L'objectif de la démarche est d'augmenter la proportion de femmes dans l'armée. (image d'illustration)
KEYSTONE

Onze des 28 femmes participant aux contingents de maintien de la paix de l’armée suisse, soit Swisscoy au Kosovo et Eufor en Bosnie, se sont annoncées pour être incorporées directement au sein de l’armée dans le cadre de ce projet. L'objectif est d'augmenter la proportion de femmes dans l'armée, précise le communiqué.

Il s'agit notamment de conserver le savoir et les compétences de ces femmes. Selon la réglementation en vigueur, celles-ci ne peuvent pas être affectées directement à l'armée de milice après un déploiement à l'étranger.

Potentiel perdu

Ces femmes sont recrutées pour des engagements de six mois au sein des contingents à l'étranger et suivent une formation militaire de base et spécialisée de trois mois. Au bout de ces neuf mois, elles possèdent des compétences militaires et sont habituées à opérer dans un environnement militaire. Elles ne sont toutefois pas incorporées et leur potentiel est perdu pour l’armée.

Les différentes phases d’instruction lors de ces engagements sont comparables à celles de l’école de recrues en termes de contenu, d’objectif et d’intensité, selon une analyse de l'armée. Les deux cours d’instruction de base sont donc équivalents. «La reconnaissance de cette équivalence en matière d’instruction vise à permettre aux membres féminins du contingent d’être incorporés directement et sur une base volontaire au sein de l’armée de milice», ajoute le communiqué.

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