L'Espagne et le Portugal veulent confirmer leur feu d'artifice initial 

ATS

19.6.2018

L'Espagne de Diego Costa et le Portugal de Cristiano Ronaldo entendent prendre les commandes du groupe B. Tant la Roja, face au Maroc, que la Seleção contre l'Iran, partiront largement favoris.

Les deux coéquipiers du Real Madrid, Sergio Ramos et Cristiano Ronaldo, espèrent prendre les commandes du groupe B avec leur sélection respective.
Keystone

Il s'agit désormais de confirmer. Après l'épique et magnifique duel qu'ils se sont livré vendredi, l'Espagne et le Portugal entendent fondre mardi sur leurs futurs adversaires du groupe B de la Coupe du monde, l'Iran et le Maroc.

On imagine volontiers les séances de travail du sélectionneur marocain Hervé Renard et de son homologue iranien Carlos Queiroz quand, réunis avec leur staff respectif, est venu le moment de décortiquer le choc entre la Roja et la Seleção (3-3), quintessence-même du football de haut niveau. Et on imagine volontiers les deux techniciens se grattant la tête en se demandant comment faire pour contrer ces géants.

Il y a eu le tremblement de terre de l'éviction de Julen Lopetegui, il y a les questions quant au niveau du gardien David De Gea, mais il y a, aussi, une certitude côté espagnol. La certitude que la Roja est une des favorites - sinon LA favorite - pour la conquête du titre mondial. L'Iran, qui a bien commencé son tournoi en battant le Maroc 1-0, peut se faire du souci.

Le soulagement Diego Costa

Le Team Melli va passer le plus clair de son temps à défendre à Kazan (20h00), n'ayant ni l'expérience, ni le coffre ni la qualité technique nécessaire pour rivaliser. La partie promet d'être à sens unique et tout l'enjeu, pour l'Espagne, sera de s'éviter d'inutiles souffrances en marquant tôt. Ce qu'elle n'est pas toujours capable de faire.

Le doublé inscrit par Diego Costa contre le Portugal est, en ce sens, une excellente nouvelle pour les Ibères, en mal de buteur ou d'avant-centre pur depuis plusieurs années. Or, avec le nul inaugural, il y a toutes les raisons de penser que la première place se jouera à la différence de buts. Il faut donc s'attendre à une course à l'armement entre Espagnols et Portugais. Histoire d'éviter un probable 8e de finale contre un Uruguay toujours très accrocheur.

La Seleção a au moins un avantage sur la Roja: elle n'a pas à se poser la question de savoir qui va marquer. Auteur des trois réalisations de son équipe contre l'Espagne, Cristiano Ronaldo affiche la grande forme et n'a plus qu'une idée en tête: croquer le Maroc à Moscou (14h00). Après un Euro 2016 en apothéose, CR7 s'est trouvé une nouvelle mission et celle-ci s'appelle Coupe du monde.

Mieux armé

Le sélectionneur Fernando Santos, incontestablement un des plus fins tacticiens et des plus efficaces meneurs d'hommes du football actuel, se gardera bien toutefois de prendre cette rencontre à la légère. Le Maroc n'est pas la première équipe venue et sa défaite contre l'Iran a épousé les traits d'un hold-up.

Les Lions de l'Atlas, bien que plus limités que les Portugais, aiment le ballon et peuvent répondre au défi physique. La clef pour la Seleção sera de parvenir à imposer son jeu, elle qui paraît être mieux armée pour procéder par contres. Mais attention: le Portugal de 2018 n'est plus celui de 2016 où CR7 était esseulé. Il a gagné en maîtrise, sans doute grâce à l'avènement de Benardo Silva, l'affirmation de Raphaël Guerreiro ou de João Mario et la constance admirable de João Moutinho.

L'Espagne et le Portugal ont impressionné lors de leur premier match, envoyant un message clair au reste des prétendants. Des promesses qu'il leur faut tenir face à des adversaires qu'ils se doivent de battre sans ciller.

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