CC: "On veut éviter de trouver des petites merdes sous le tapis"

Teleclub NL

12.7.2020 - 22:26

Invité au 19h30 sur la RTS dimanche, Christian Constantin est revenu sur la période incertaine que traverse le football suisse depuis l'annonce des premiers cas de coronavirus en Super League. Le président du FC Sion a notamment souhaité que les tests de dépistage soient dorénavant rendus obligatoires pour les clubs helvétiques.

Christian Constantin: "La première chose à faire est d'imposer des tests pour voir la situation réelle."
Keystone

Depuis l'annonce du premier cas positif de coronavirus en Super League et la mise en quarantaine du FC Zurich vendredi, le football helvétique vit dans l'incertitude et avec la crainte d'un arrêt définitif, cette fois-ci, de ses championnats. La Swiss Football League (SFL) doit notamment se prononcer au début de la semaine prochaine sur "la suite du déroulement de la saison".

Invité du 19h30 sur la RTS dimanche, Christian Constantin a livré ses impressions sur cette période de doutes. Pour le président du FC Sion, la SFL a manqué à son devoir en omettant de prévoir qu'un tel scénario pouvait se produire. "Je ne veux pas juger par la suite parce que c'est ce qu'on disait dès le départ. Un dirigeant doit effectivement anticiper et là, visiblement, on a oublié", a-t-il pesté.

Contrairement à d'autres championnats, à l'image de la Bundesliga allemande, le dépistage des joueurs et du staff avant ou après un match n'a pas été rendu obligatoire par les instances du football suisse. Une situation que le patron sédunois, qui teste d'ailleurs ses membres "chaque 15 jours", a regrettée. "On est dans une difficulté terrible aujourd'hui. On ne fait aucun test dans les clubs, parce qu'on veut éviter de trouver des petites merdes sous le tapis", s'est insurgé CC.

"Aujourd'hui, la première chose à faire est d'imposer des tests pour voir la situation réelle, parce qu'on ne la connaît pas", a alors suggéré l'Octodurien de 63 ans. Avant de préciser: "Tout est possible si tu veux bien faire les choses. Mais pour ça, il faut éviter d'avoir la tête dans le sable" 

"La Ligue a mis tant de pression sur les clubs"

Fervent opposant à la reprise de la saison en cours après son arrêt en mars dernier, Constantin a estimé que "seul un vaccin ou un médicament peut nous sauver de la situation actuelle". "J'étais le seul à le dire donc aujourd'hui je ne vais pas aller fanfaronner autrement", a-t-il ajouté.

Selon lui, lorsque les 20 clubs de deux premières divisions ont décidé fin mai de reprendre l'exercice 2019/2020, la SFL aurait influencé ces derniers en les menaçant de "ne plus toucher les droits de télévision" ou encore "d'être péjorés dans le futur" en cas de refus. "Les votes ont été influencés. La Ligue a mis tant de pression sur les dirigeants (des clubs) pour qu'ils votent dans son sens qu'aucun a eu le courage de dire: 'faut prendre un peu de recul'."

Reste à savoir maintenant si le directoire du ballon rond prendra - cette fois-ci - assez de recul lorsqu'il statuera sur la suite de cette saison si particulière.

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