Equipe de Suisse

Ce n'était "que" l'Islande, place à l'Angleterre

10.9.2018

Angleterre - Suisse aurait pu, aurait dû même être l'affiche du quart de finale de la Coupe du monde 2018 le 7 juillet dernier à Samara. Ce match amical, trois jours après la convaincante entrée dans la Ligue des Nations contre l'Islande (6-0), ne fait que raviver les regrets.

Xherdan Shaqiri risque de grincer des dents face à l'Angleterre.
Keystone

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Bien sûr, l'heure est au regard tourné vers l'avant pour la sélection de Vladimir Petkovic, lancée dans un cycle qui doit permettre au Mister de procéder à un renouvellement partiel de l'effectif. Les fantômes de Saint-Pétersbourg, murmurant encore cette défaite mortifiante contre la Suède en 8e de finale du Mondial, planeront toutefois bel et bien sur Leicester.

Du moins dans l'esprit et les coeurs des supporters helvétiques, dont la gueule de bois n'a eu d'égale que leur farouche volonté de voir des têtes rouler à tous les échelons de l'ASF cet été. Le magnifique succès de samedi contre l'Islande est en ce sens important, en cela qu'il a calmé les velléités des fans et des médias courroucés par ce nouvel échec aux portes du top 8 d'un grand tournoi.

Mais attention: un naufrage en Angleterre, chez le récent demi-finaliste de la Coupe du monde, et la colère ressurgira autour de l'équipe de Suisse. Tandis que les doutes s'installeront durablement chez les internationaux et le sélectionneur.

Les satisfactions de samedi

Pour l'heure, Vladimir Petkovic a de quoi se réjouir devant la prestation de ses joueurs contre l'Islande. Du nouveau Kevin Mbabu surtout, mais aussi de Denis Zakaria - le favori à la succession de Valon Behrami au milieu du terrain - ou encore des dynamiques Granit Xhaka et Xherdan Shaqiri, ainsi que d'un Haris Seferovic buteur.

Ce n'était cependant "que" l'Islande et l'affaire sera tout autre mardi face aux Anglais. Or Petkovic sait parfaitement l'importance de montrer un beau visage dans l'antre de Three Lions pour s'offrir, au moins, un mois de tranquillité avant les deux rendez-vous d'octobre en Ligue des Nations, à Bruxelles et à Reykjavik.

Il ne faut alors probablement pas s'attendre à une totale revue d'effectif dès le coup d'envoi côté suisse: l'équipe nationale a besoin de ses cadres pour faire face aux Anglais, même si le sélectionneur de ces derniers envisage pas loin de neuf changements par rapport à la défaite concédée à l'Espagne samedi (2-1). Le Mister a laissé entendre qu'il ferait souffler Yann Sommer, lequel devrait logiquement être remplacé par Yvon Mvogo.

Préparer la Belgique

Pas inscrit sur la feuille de match samedi, le capitaine Stephan Lichtsteiner pourrait quant à lui être lancé d'entrée de jeu. Un geste symbolique mais qui peut aussi avoir son importance dans l'optique de relancer un latéral droit cantonné ces derniers temps au banc des remplaçants d'Arsenal. Un match solide, en Angleterre de surcroît, serait le bienvenu pour le Lucernois.

Il le serait du reste pour toute l'équipe de Suisse, dont on se demande si elle est capable de réciter, dans les grandes lignes, le même football contre l'Angleterre que contre l'Islande. Dans les grandes lignes parce que la sélection de Gareth Southgate ne va pas se contenter d'attendre l'adversaire repliée sur elle-même et que la dramaturgie de la partie sera ainsi sensiblement différente.

Le test en dira long sur les capacités actuelles de la Suisse et aura son influence sur la confiance et l'état d'esprit du groupe, dont la prochaine échéance officielle le mettra aux prises à des Belges eux aussi demi-finalistes du dernier Mondial.

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