La Suisse chavire après le "chef-d'oeuvre" de la Nati

ATS

16.11.2021 - 10:09

ATS

16.11.2021 - 10:09

Equipe de Suisse enthousiasmante, soirée de gala, ambiance festive: les médias suisses ont souligné l'élan contagieux et la classe de la sélection helvétique, qualifiée pour la Coupe du monde 2022.

La joie communicative des joueurs sur la pelouse lors du succès emballant (4-0) lundi contre la Bulgarie à Lucerne trouve son reflet dans la presse et sur les sites helvétiques. Oubliées ou presque les absences de nombreux titulaires, les joueurs présents sur le terrain ont montré toute l'étendue du réservoir à disposition du sélectionneur Murat Yakin.

La Neue Zürcher Zeitung met en exergue cinq joueurs ayant eu selon elle un rôle décisif dans la campagne: le gardien Yann Sommer, la constance faite homme, ultime rempart «de la meilleure défense d'Europe», l'inattendu Fabian Frei, ressuscité «patron de la défense», à 32 ans, après un rappel de dernière minute en sélection, Xherdan Shaqiri, «malicieux, insouciant et qui respire la joie de jouer», Noah Okafor, «qui s'est intégré à la vitesse de l'éclair comme Ruben Vargas», et Breel Embolo, «décisif offensivement» lors de plusieurs matches précédents.



«La plus phénoménale»

«Quel chef-d'oeuvre», titre pour sa part le Tages-Anzeiger, qui souligne que la Suisse a tenu «toutes les promesses qu'elle avait fait naître». Le Blick fait l'éloge de la tactique, des choix et de la communication du sélectionneur. «Avec Yakin, tout est au point», écrit le journal, qui titre en Une et en grosses lettres «Okatooor», allusion au premier but inscrit par la nouvelle étoile Okafor.

Les médias romands ne sont pas en reste. «Une mi-temps sans trouver la faille, une autre de rêve», écrivent la Tribune de Genève et 24 Heures, enchantés par «le festival» helvétique. L'auteur estime que «2021 a été l'année la plus phénoménale de l'histoire du football suisse», si l'on songe encore à la qualification pour les quarts de finale de l'Euro, aux dépens de la France.



«Trio de folie»

Pour l'envoyé spécial d'Arcinfo et d'autres journaux régionaux, la Suisse disposait d'un «trio de folie» avec «les deux gamins Okafor et Vargas et le centenaire (allusion à sa 100e sélection) Shaqiri, auteurs d'un récital». Hommage est aussi rendu au «coaching gagnant de Murat Yakin».

Pour le site internet de la version francophone de Blick, pas de doute non plus: «Yakin est l'homme de la situation.» Son affirmation est aujourd'hui «une évidence». Mais il a aussi fallu «un brin de réussite», rappelle la publication, en référence au penalty raté de Jorginho en toute fin de match lors d'Italie-Suisse vendredi (1-1).



Côté italien, la Gazzetta dello Sport estime que «Wembley (où l'Italie était devenue championne du monde cet été) n'est plus qu'un lointain souvenir. Il faut retrouver une âme, une cohésion, le sourire». Le journal rose estime que la «Suisse, outsider, a mérité de finir devant».

ATS